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Une rentrée peu ordinaire

Elle fixait désespérément la route : celle qui l'amenait vers sa nouvelle vie. A travers les vitres de la voiture, elle pouvait voir les paysages qui défilaient. Une jeune fille était assise à l'arrière, la tête contre la vitre, et regardait sans vraiment les voir les différents paysage qui défilaient devant ses yeux. Elle devait admettre que si elle n'avait pas était aussi bouleversée par ce départ quelque peu précipité, elle se serait laissée aller à la contemplation des superbes paysages que pouvait offrir la côte ouest des USA. Quelques heures auparavant, elle avait fait ses adieux à toute sa vie, sa jeunesse, son enfance... En même temps qu'elle s'éloignait de sa ville natale, elle s'éloignait aussi de son passé et avançait vers le futur, son futur : elle aurait été incapable de dire s'il serait meilleur que toutes les expériences qu'elle avait vécues mais ne pouvait plus faire marche arrière. La voiture ne se pressait pas, laissant aux autres conducteurs qui la suivait tout le loisir de la dépasser.

Finalement, après quelques heures de route, la voiture s'arrêta au niveau d'un panneau où était inscrit : "Bienvenu à Sausalito." La voiture s'arrête alors, la jeune fille mis un pied à l'extérieur, puis sortis complètement de la voiture. Elle portait un jeans, un peu délavé à certains endroit et troué au niveau du genou, et une chemise blanche, trop grande pour elle, une chemise d'homme. Elle resta un instant à regarder le panneau, se tourna vers la partie de la ville qui était visible de l'endroit où elle se trouvait. Sausalito semblait d'un calme surprenant, normal pour un dimanche matin. Sans être une importante métropole, Sausalito, avec ses quelques 10 000 habitants, attirait tout de même énormément de touristes chaque année car elle offrait une vue imprenable de San Francisco et avait la chance de ne jamais se trouver dans la brume qui envahissait la grande ville, de plus, Sausalito avait la réputation d'être l'une des villes les plus accueillantes de la région. Sandy se retourna à nouveau vers la voiture et se dit, tout en se réinstallant à l'intérieur, que peut-être sa nouvelle vie pourrait lui réservée de bonnes surprises.

Générique.

Maison de Sandy

Cela faisait maintenant deux semaines qu'elle se trouvait à Sausalito et, malgré le fait qu'elle ne connaisse personne, elle se sentait en sécurité dans cette nouvelle ville. Le lendemain, elle ferait son entrée dans son nouveau lycée, celui de Tamalplais High School, en classe de seconde. Ce soir là, elle se mit au lit de bonne heure afin de pouvoir être au mieux de sa forme pour la rentrée qu'elle sentait d'avance assez difficile.

Le lendemain, Tamalplais High

Elle arriva d'un pas traînant devant l'établissement où elle achèverait sa carrière académique. Elle passa l'enseigne où était inscrit le nom de l'établissement, monta les quelques marches qui la séparaient de la cour du lycée et finit par se retrouver face à l'imposant bâtiment. Durant un instant elle fut tenter de rebrousser chemin et de retourner se coucher mais elle prit son courage à deux mains et passa la porte. L'intérieur de l'établissement ressemblait à peu de chose près à ce qu'elle avait déjà vu, ce qui la rassura quelque peu. Cependant, Tamalplais avait un avantage que n'avaient pas les autres établissement : sur le côté, elle pouvait voir des ascenseurs qui devaient être accessibles aux élèves car elle vit quelques courageux les empruntés, évitant ainsi de grimper par les escaliers, qui se trouvaient à la droite des ascenseurs, les quelques étages qui les séparaient de leurs salles de cours. Elle devait tout de même reconnaître que depuis qu'elle était arrivée elle avait vu plus d'élèves utilisés les escaliers que d'élèves emprunter les ascenseurs.

Heureusement, en face de l'entrée où elle se trouvait, un plan de l'établissement était placarder sur ce qui devait servir de tableau d'affiche pour des petites annonces et autres diverses publications des différents élèves. Une fois qu'elle eut mémorisé le chemin qui menait jusqu'à l'administration, la jeune fille s'y rendit d'un pas toujours aussi traînant. Cela faisait maintenant cinq minutes que la secrétaire lui avait dit que le principal la recevrait d'un instant à l'autre. Enfin, la porte qu'elle observait depuis quelques minutes déjà s'ouvrit sur un homme d'une cinquantaine d'années à l'air sévère. Il pria la jeune fille d'entrer dans son bureau, ce qu'elle fit sans enthousiasme. Une fois installée, elle attendit que le directeur, Mr Abrams, comme elle avait put le lire sur la plaque qui ornait son bureau, prenne la parole mais il n'en fit rien, au contraire, il ne faisait que la fixer, attendant visiblement qu'elle se présente. Sandy ne prononça aucune paroles et soutint le regard de Mr Abrams. Finalement, après d'interminables minutes de lutte, Mr abrams céda et se décida à prendre la parole.

Mr Abrams: "On a perdu assez de temps comme çà sur ton premier cours de la journée. Et puisque visiblement tu n'as pas l'air disposé à parler, je vais le faire. Tu dois certainement être notre nouvelle élève, Sandy. Je te souhaite la bienvenue à Tamalplais, ton nouveau lycée. (il prend un le dossier de la jeune fille pour se donner une certaine contenance) Je vois ici que tu n'as pas assisté aux deux derniers mois de classes l'an dernier, j'espère que tu auras quand même eut le temps de rattraper les cours que tu n'as pas, si ce n'est pas le cas, j'espère que tu le feras."

Durant tout le monologue du principal, Sandy n'avait rien dit, n'avait pas bouger d'un cil. Elle attendit alors que Mr Abrams ait fini de consulter son dossier, tout en l'agrémentant de quelques commentaires sur l'un ou l'autre des point qui y était inscrit. Finalement, il lâcha le dossier et conclut.

Mr Abrams: "Je vois que tu as toujours été une élève assez brillante et sérieuse... Enfin jusqu'à l'année précédente, tes professeurs ont été déçus par ton comportement... Que s'est-il passé ?"

Sandy ne répondit pas, se contentant d'observer son nouveau proviseur et d'hausser les épaules, toujours en le regardant droit dans les yeux. Mr Abrams ne répondit à cette provocation volontaire et se contenta d'enchaîner.

Mr Abrams: "D'accord... Ce n'est pas grave, mais saches tout de même que si jamais un jour tu as besoin de parler à quelqu'un, ou même si tu as juste besoin que quelqu'un entende le son de ta voix, mon bureau t'es ouvert en permanence. Je sais ce que tu dois te dire : tu te dis que c'est la baratin que je sort à tous les nouveaux au lycée, mais tu te trompes, je suis sincère. Bon, et si nous nous rendions en salle de torture... ou en salle de classe au cas ou tu n'aurais pas saisit..."

Sandy ne releva pas et se contenta de hausser un sourcil avant de suivre Mr Abrams dans le labyrinthe de couloirs qu'était le lycée. Enfin ils arrivèrent devant la salle 304. Le proviseur toqua à la porte, attendit la réponse du professeur et entra, suivit de Sandy. Tous les regards étaient tournés vers les nouveaux arrivants.

Salle de classe 304

Mr Abrams: "Bonjour Mr Gold, je suis ici avec notre nouvelle élève, Sandy Ming, qui nous vient tout droit de New York. Voilà je ne vais pas vous déranger plus longtemps, je vous laisse donc à votre cours. Au revoir et bonne rentrée à tous."

Sur ce, il quitta la salle avec un sourire compatissant pour Sandy et la laisser seule face à tous.

Mr Gold: "Eh bien, Sandy, je te souhaite la bienvenue parmi nous. Je suis Mr Gold, professeur de mathématiques. Ne t'en faits pas, tes camarades ne sont pas aussi éteints qu'ils en ont l'air, c'est uniquement dû à la rentrée, quoique pour certains d'entre eux, cet état dure toute l'année scolaire... Voilà je vais t'épargner le supplice de la présentation face à la classe... Voyons voir, ah oui,  tu as de la chance, il y a encore une place de libre, au milieu, à côté d'Ailie, tu peux t'y installer. Ailie se chargera aussi de te faire visiter le lycée, je suis sûr que ça va l'enchanté, surtout que c'est un excellent prétexte pour elle de sécher encore plus de cours."

Ailie: "Mr Gold, je suis blessée par cette remarque, j'ai jusqu'à présent été une élève sérieuse et assidue... Bien sûr nous n'en sommes qu'au premier jour de cours mais je vous prie de bien vouloir croire que l'élève que vous aviez en face de vous toute l'année dernière n'est pas celle que vous avez aujourd'hui..."

Mr Gold: "Peu convaincante comme prestation, mademoiselle Shepard, vous m'avez habitué à mieux, enfin vous avez encore tout le reste de l'année pour vous rattraper. C'est bien pour çà que j'ai demandé mon transfert du collège au lycée: assisté à toutes vos magnifiques performances académiques..."

Ailie: "Monsieur Gold, ce que vous dites me touche vraiment beaucoup."

Mr Gold: "Bon reprenons, Sandy tu peux aller t'installer. Alors où est-ce que j'en étais déjà ? Ah oui! Alors comme je vous le disait, cette année sera déterminante pour vous car c'est le dernier virage avant de prendre une décision définitivement de votre future orientation. Non, non, cela ne m'amuse pas de vous mettre la pression dès le premier jour mais je tiens à ce que vous preniez ce choix au sérieux et que vous ne fassiez rien à la légère afin de ne pas perdre une année entière dans une mauvaise filière... Il faut que vous gardiez toujours cette information en tête, que vous ne le perdiez pas de vue."

Les élèves ne prêtaient déjà plus qu'une demi oreille à leur professeur principal, trouvant plus intéressant de savoir ce que l'autre avait fait durant ses vacances, le professeur, lui devait avoir pris l'habitude de ce peu d'attention face à un sujet qu'il jugeait aussi important vu le peu d'effets que produisait sur lui la semi-indifférence de ces élèves.

Sandy s'était tranquillement installée à sa place et avait commencé à sortir ces affaires sans prêter une réelle attention aux dires de Mr Gold.

Ailie: "Salut ça va ? Moi c'est Ailie Shepard. Alors comme ça tu viens de la grosse pomme ? Comment c'est là-bas ? Moi je pars m'y installé dès que j'en ai la possibilité... Mais bon tu verras, même si le ville n'est pas bien grande, tout le monde est assez sympa. Malheureusement pour toi tu viens de tomber sur la fille la plus décalée et la moins populaire de Tamalplais High.... Tu sais, j'adore les monologues, je te jure, mais je dois avouer qu'un petit dialogue de temps à autre ne peut pas nuire à quiconque."

Sandy: "J'écoute le prof."

Ailie: "Ok, si tu y tiens, bon en tout cas, j'espère que tu viens déjeuner avec moi comme ça on sera pas seule, ni toi, ni moi."

Sur ces mots, elles gardèrent toutes les deux le silence jusqu'à la fin de la matinée. Enfin, pour le plus grand bonheur de tous, élèves comme professeurs, d'ailleurs, l'heure du déjeuner sonna. Les camarades d'Ailie et de Sandy ne firent pas exception à la règle et se précipitèrent à l'extérieur des salles de cours et, en à peine quelques secondes, les salles de classes étaient désertes et les couloirs débordaient de vie.

Ailie: "Maintenant que les cours sont finis, est-ce que j'ai le droit de t'adresser la parole ?"

Sandy la regarda sans rien dire, elle se contenta de hausser les épaules en la regardant puis repris le rangement de ses affaires dans son sac.

Ailie: "Dis donc, arrêtes de parler autant je vais finir par ne plus pouvoir en placer une... Bon, alors je suppose que tu ne sais pas où se trouve la cantine me trompe-je ? Non bien sûr, je ne me trompe jamais... Bon alors suis-moi, mais avant je voudrais passer à mon casier pour y déposer mes affaires, tu veux passer par le tiens ? Tu ne dois pas non plus savoir où il se trouve, pas grave t'en faits pas, je te montrerai... Tu as de la chance, ici à Tamalplais on est pas aussi sélectif que ce qu'on peut voir dans les films où autres mauvaises séries B, ici, on a que deux catégories de personnes  : les populaires, constitué des majorettes et autres sportifs écervelés et enfin il y a la groupe de tous les autres."

Sandy: "Laisses-moi deviner, toi tu faits partie de la catégorie des autres, invisibles aux yeux de tous sauf bien sur de tes amis et qui ne rêve que d'une chose : faire partie de l'Élite."

Ailie: "Dis voir, ça t'arrive souvent de juger les gens sans les connaître ? Moi, je fais partie des marginaux..."

Sandy: "Et de qui est-il constitué, ce groupe ?"

Ailie: "Tu as le groupe complet devant tes yeux... En effet nous somme un nombre assez restreint. A vrai dire, tu serais arrivée au collège, il aurait été plus nombreux mais Timmy a suivit ses parents en France donc voilà. Mais bon, lui et moi on était pas vraiment amis, le pauvre garçon, il était toujours habillé en noir des pieds à la tête, aucune personnalité... "

Sandy, qui s'était habillée d'un jeans noir et d'une chemise large de la même couleur fixa sa camarade qui ne semblait pas plus gêné que cela.

Ailie: "Ben oui, tu m'excuseras mais le noir c'est un truc pour les gothiques ou encore pour les petits jeunes qui croient que c'est un mouvement branché et qui se disent que comme çà ils font partis d'un groupe et qu'ils ne sont plus seul... où encore pour les timides qui cherchent absolument à être discret, ils pensent qu'avec çà ils pourront se fondre dans le décor... "

Sandy: "Tu m'excuseras si je ne tiens pas à débattre avec toi de ce sujet si important et qui à l'air de te tenir énormément à cœur mais ton avis, il m'intéresse pas. Là tout de suite, j'ai faim et je veux aller manger, si ça te gêne pas mais tu peux continuer ton discours sur les fringues noires si ça t'intéresse."

Ailie: "Non, ça ne me gêne pas du tout d'ailleurs moi aussi je meurs de faim, parler ça creuse. Je sais d'avance que ma proposition va t'horripiler mais ça te dirait de te joindre à moi pour le déjeuner..."

Sandy ne répondit pas et se contenta de lui faire signe d'avancer ce qu'Ailie fit sans se faire prier.

Cafétéria de Tamalplais High

Une fois à l'intérieur, elles prirent chacunes un plateau et se servirent. Elles marchaient toutes les deux, plateau à la main et se dirigeaient vers la table du fond, sur la droite. Sandy suivant toujours Ailie. Malheureusement pour cette dernière, elles durent passer devant les tables des "populaires", là où tout les sportifs qui se respectaient devaient s'installer pour montrer leur supériorité, toujours accompagnés de leur magnifiques petites amies blondes et majorettes... Parmi eux se trouvait Eyden Chase, capitaine de l'équipe de basket, avec, à ses côtés sa petite amie, Heather Hart. Une fois que les deux jeunes filles arrivèrent à leur niveau, Eyden se mit à rire bruyamment suivit par toute la table et il ne put s'empêcher d'interpeller la jeune rousse.

Eyden: "Hé ! Shepard, t'as enfin réussi à trouver quelqu'un qui veuille bien t'adresser la parole et rester avec toi ? C'est bizarre, elle a pas l'air atteinte de quelques formes de folies que ce soit ta nouvelle amie... Tu la paye combien exactement ?"

De nouveau il déclencha les rires de la tablée...

Ailie: "Sans doute moins que ce que tu as du payer pour trouver une meuf qui veuille bien sortir avec toi malgré tes morpions..."

Elle ne lui laissa même pas la possibilité de répondre et partie directement à sa table avec Sandy qui la suivait toujours.

Ailie: "Bon, alors l'espèce de clown qui vient d'ouvrir la bouche pour tenté de me ridiculiser s'appelle Eyden Chase ou le mec le plus stupide qu'il m'ait été donné de rencontrer dans ma courte mais passionnante vie et je peux te jurer que des mecs stupides j'en ai rencontrés..."

Sandy (tout en commençant à assaisonner son plat qui devait être des spaghettis à la bolognaise et qui ressemblait plus à des verres de terres dans de la boue...): "J'imagine que tu vas me dire pourquoi..."

Ailie (qui avait pris une fourchette de pâtes l'avait examiné puis reposer délicatement dans son assiette, sans avoir eut le courage d'en goûter un bout): "Bien sûr, tu m'as l'air tellement impatiente de vouloir connaître cette passionnante histoire que ça me réchauffe le cœur et je n'ai plus qu'une seule envie, te la raconter.... En fait, toute cette sordide histoire à commencer quand je suis arrivée à Sausalito, le jour de la rentrée, ce sombre idiot..."

Sandy: "J'avais compris que tu ne le portais pas dans ton cœur..."

Ailie: " Mais dits donc, ne me dit pas que tu es tombée sous le manque de charme de notre capitaine de l'équipe de basket..."

Sandy: "Bien sûr, c'est juste que je ne supporte pas que l'on insulte gratuitement des gens qui ne sont même pas là pour se défendre."

Ailie: "Ok, c'est bon... Donc j'en étais où ? Ah oui, alors le jour de mon arrivée ici, il m'a fait la blague la plus stupide qui existe au monde : le coup du sceau au dessus de la porte... Depuis ce jour on n'arrête plus de se faire des crasses car je me suis jurée que je n'arriverais pas à trouver le repose tant que ce mec n'aura pas payé cette humiliation qu'il m'a fait subir. D'ailleurs, si tu es partante, j'ai prévu quelque chose de phénoménale pour lui, aujourd'hui, qui va sûrement mettre un terme à toute cette histoire...   Ca ve être quelque chose de sensationnel, quelque chose que personne n'a imaginé jusqu'à présent..."

Et elle partie dans ses rêves de vengeances enfin accomplis. Sandy la regarda en fronçant un sourcil mais se re-concentra sur son plat de nouille qu'elle avait à peine entamé. Ailie repris alors sa tirade.

Ailie: "Bon là j'ai encore quelque trucs à préparé, et puis il faut que j'aille chercher quelque chose. On se retrouve après les cours parce que j'aurais besoin d'aide, tu seras parfaite pour ce rôle. Allez, il faut que j'y aille, j'ai pas tout mon temps..."

Et elle s'en alla sans avoir toucher à son assiette et sans avoir laisser à Sandy l'opportunité de refuser sa "proposition"... Sandy profita alors du départ de sa camarade pour terminer tranquillement son déjeuner. Elle ne remarque pas ou refusa de remarquer que tous les regards des élèves présents dans la cantine à ce moment là se tournaient de temps à autre vers elle, intrigués par cette nouvelle venue à Sausalito qui ne semblait pas vouloir faire de réel efforts pour s'intégrer au lycée. Sandy réussit à terminer son déjeuner un peu avant que la cloche annonçant la reprise des cours ne sonne. Elle sortie de la cantine en évitant bien tous les regards de ses camarades et pris directement le chemin de sa salle de classe.

Malheureusement, au détour d'un couloir, elle se heurta à un jeune homme qui avait les bras chargés de cahiers et autres classeurs. Le choc les propulsa tous les deux à terre, éparpillant ainsi les affaires du jeune homme.

Garçon (toujours à terre): "Pardon"

Sandy ne lui prêta pas attention, se releva et s'en alla, laissant le jeune homme ramasser toutes ses affaires tout seul. Malheureusement pour lui, la tache ne s'avéra pas aisé car au lieu de l'aider les autres passaient sans lui prêté attention et donnaient des coups dans ses affaires éparpillées aux quatre coins du couloir. Sandy elle avait pris le chemin de la salle d'Histoire/Géographie.

Salle de classe 504

Elle voulait arriver un peu avant que la cloche ne sonne afin de pouvoir trouver une place dans le fond de la salle et effectivement elle arriva la première sur les lieux et s'installa à la table du fond, sur la droite. Quand la cloche sonna et un peu avant l'arrivée de leur professeur, les élèves pénétrèrent dans la salle de classe. Une fille se mit face à Sandy et lui demanda si la place à côté de la sienne était libre. Sandy ne prit pas la peine de répondre et se contenta de regarder la jeune fille dans les yeux et celle-ci fit rapidement volte face sans demander son reste et s'assit à l'autre bout de la salle. Ailie fit son entrée dans la salle quelques instants après, chercha Sandy du regard, la vit et se dirigea directement vers elle, un large sourire accroché sur le visage.

Ailie: "Tu m'as gardé une place ? Chouette ! Bon j'ai réussit à tout préparé ou presque je sens que cette rentrée va être à marquer d'une croix blanche comme le jour de la plus grande humiliation d'Eyden Chase, ce sera enfin la fin du mythe. Tous les moutons du lycée vont peut-être finir par arrêter de le prendre pour ce qu'il n'est pas... Tel que tu me vois là, aucune mauvaise ni quoi que se soit ne pourra entacher ma bonne humeur je peux te le garantir..."

A peine avait-elle prononcé ces quelques mots qu'elles purent voir Eyden Chase faire son entrée dans la classe, suivit de près par deux de ses acolytes.

Ailie: '' Y'a vraiment quelqu'un là-haut qui m'en veut énormément et qui refuse de me pardonner... (en s'adressant plus au ciel qu'à Sandy...) Si c'est à cause des maudites cartes postales que j'avais volées quand j'avais six ans, je vous rappelle que je les ai rendues le lendemain même et en plus j'ai été punie et privée de télé pendant plus d'un mois ... Ca n'a pas suffit ? (s'adressant à Sandy qui la regardait depuis le début de son monologue...) Enfin peut-être qu'avec nu peu de chance il ne me verra pas..."

Eyden: "Shepard ! Alors tu l'as pas encore fait fuire ta copine ? Elle est encore plus courageuse que je ne le pensais..."

Ailie (en murmurant): "Pourquoi moi, Seigneur ? (puis, quelques instants après) Oui, je sais pourquoi pas ..."

Eyden: "Tu continues de parler toute seule, Shepard ? Alors même le fait d'avoir réussit à te trouver une amie n'a pas suffit à arranger ton cas ? "

Ailie: "Oh, Eyden, j'ai appris pour la verrue que tu t'étais attrapé sur les parties.... je suis vraiment désolée pour toi mais l'infirmière m'a dit qu'il y avait de très bonne crème en pharmacie qui pourrait calmer la douleur et les démangeaisons... Mais bon, maintenant tu sais que pour flatter popol, il faut avoir les mains propres..."

Elle déclencha ainsi un fou rire général ce qui mit Eyden mal à l'aise. Il lança alors à Ailie un regard plein de haine auquel elle répondit avec la même force de sentiments puis alla s'installer à la place que lui avait gardé ses acolytes. Enfin, le professeur, Mr Liam qui s'était enfin décidé à arriver, mit fin aux différent bavardages et rires de ses élèves, empêchant par la même occasion Ailie d'exposer en détail les différentes parties de son plan d'attaques à Sandy ce qui soulagea cette dernière mais qui l'empêchait aussi de pouvoir enfin décliner la proposition de sa voisine.

Mr Liam: "Bonjour mesdemoiselles, messieurs. Je me présente, vu que pour la majorité d'entre vous, je suis encore un inconnu. Voilà, je suis votre votre nouveau tortionnaire et accessoirement aussi votre professeur d'Histoire/Géographie et ce pour la totalité de l'année scolaire, mais vous pouvez aussi m'appeler Mr Liam. Pour tous ceux qui serait déjà tenter de me mettre à l'épreuve sachez que le dernier en date à avoir essayer s'est retrouvé nu sur le toit du lycée et pour ceux qui ne me croirait pas, certains de vos aînés pourront vous le confirmer."

Eyden: "Liam ça fait mail à l'envers...."

Par cette remarque il déclencha l'hilarité de la moitié de la classe, l'autre moitié, elle était désolée du niveau que pouvait attendre leur congénères.

Mr Liam: "Très beau mot d'esprit monsieur..."

Eyden: "Chase, Eyden Chase."

Mr Liam: "Le fameux capitaine de l'équipe de basket... Je comprend maintenant mieux pourquoi vous vous êtes orienté vers le domaine physique plutôt que vers le domaine intellectuel."

Ailie: "Ce prof là, je sens déjà qu'entre lui et moi il va y'avoir une grande complicité, je l'adores déjà... Cet officiel cet année l'Histoire/Géo sera ma matière favorite..."

Mr Liam: "Bon, nous avons assez ris, car c'est maintenant que les choses sérieuses vont pouvoir enfin commencer.  Sortez vos affaires et prenez note du programme de l'année ainsi que les exercices à faire demain. Prenez notes aussi que vous aurez, dans ma classe, un contrôle toutes les deux semaines pour me permettre de voir lesquels d'entre vous apprennent régulièrement leurs cours et les autres..."

Ailie: "Peut-être pas finalement."

Mr Liam: "Et en silence s'il vous plaît."

Il était debout derrière son bureau et faisait face à ses élèves, quand enfin il peut voir que tous avaient sortis leurs affaires pour commencer à prendre notes, il se tourna vers le tableau noir qui était fermé par deux battants, l'ouvrit afin de pouvoir commencer à écrire le programme de l'année. Mais sans le vouloir, son geste avait permis à toute la classe d'admirer une photo qui avait été collée sur la partie centrale du tableau. C'était la photo d'une femme plus ou moins habillée qui exhibait une poitrine qui aurait put faire pâlir Pamela Anderson elle même et qui n'avait rien de naturel et à laquelle on avait ajouter la tête d'Ailie. Ce trucage entraîna les rires sonores de tous les garçons de la classe et même celui de certaines filles. Le professeur se tourna alors vers ses élèves, leur lança un regard désapprobateur qui ne parvint pas à calmer l'euphorie de la gente masculine présente. Les filles pour leur part avaient cessé de rire. Les garçons les plus proches d'Eyden lui donnèrent des tapes amicales dans le dos pour lui faire comprendre à quel point ils avaient trouvé la plaisanterie de ce derniers à leur goût. Le professeur demanda alors le silence qu'il finit enfin par obtenir, il se tourna vers la tableau et arracha la source des rires .

Mr Liam: "Est-ce que l'un d'entre vous aurez l'amabilité de me renseigner sur l'identité du génie qui a eut cette brillante initiative ?"

Silence dans toute la classe. Sandy, elle, s'était tourné vers Ailie afin de voir la réaction de la jeune fille, mais cette dernière n'avait pas bougé d'un pouce, ce qui l'inquiéta beaucoup. Sandy sentit immédiatement que ça n'allait pas du tout, néanmoins, elle ne fit aucun geste pour réconforté sa camarade car elle savait que ce n'était ni lieu ni le moment pour se genre de choses. elle se contenta de regarder sa camarade qui petit à petit sortie de sa torpeur, se tourna vers elle et lui fit un faible sourire.

Sandy attendit la fin du cours pour se tourner complètement vers Ailie. Celle-ci semblait avoir repris du poil de la bête, à croire qu'il ne s'était rien passé de spéciale durant cette heure de cours, alors qu'elle s'attendait à la voir molle et passive Sandy vit en face d'elle une Ailie encore plus énergique que durant le début de la journée, elle rangea rapidement ses affaires dans son sac. Le seul indice qui pouvait laisser voir son état était son visage complètement fermé et déterminé. Une fois qu'elle eût mis toutes ses affaires dans son sac, Ailie interrogea Sandy du regard pour savoir si elle était prête. Cette dernière lui montra son sac fermé. Sur ce, Ailie se décida à prendre la parole.

Ailie: "Bon t'es prête afin que je puisse enfin t'expliquer mon plan ?"

Elles échangèrent un regard et Ailie enchaîna directement.

Ailie: "C'est bon, donc, suis moi jusqu'à mon casier j'ai deux trois petites choses à récupérer, en plus je dois y déposer mes affaires. Tu pourras y déposer les tiennes aussi, parce que ton casier n'est pas vraiment sur notre chemin, de toute façon je te les rendrais dès qu'on aura terminé. Ok, bon, c'est parti allons-y mon kiki... Chase, cette fois-ci je peut te garantir que ça va faire mal..."

Tout en disant cela, elle s'était dirigée d'un pas décidé vers son casier, Sandy à ses côtés. Elle l'ouvrit et en sorti un énorme papier enroulé, déposa ses affaires à l'intérieur du casier, pris les affaires de Sandy et le referma avec force. Elle prit alors la direction des escaliers réservés au personnel du lycée et qui étaient aussi les seuls escaliers qui pouvaient mener au toit. L'entrée de ses escaliers étaient fermés à clé. Ailie dit à Sandy de faire le guet le temps qu'elle ouvre la porte, Sandy obéit sans broncher. Au bout d'une minute la porte fut ouverte et elles pénétrèrent à l'intérieur. Ailie referma tout de suite la porte derrière elle. Sandy l'interrogea du regard.

Ailie: "Me regardes pas comme çà, je l'ai pas crocheté cette serrure je te signal : j'avais la clé... C'est tout à fait honnête ce que je faits.. Bon, ok, j'avoue, je les ai volés à la secrétaire d'Abrams et j'en ai fait faire des doubles, tiens, voilà y'en a une pour toi et un pour moi au cas où on repartirai pas ensemble. Qu'est-ce que tu vas faire ? Me dénoncer ? Non, alors allons-y, je...."

Elles commencèrent à monter les marches, malheureusement, lorsqu'elles furent au premier étage, elles entendirent la porte du bas s'ouvrir ce qui les paniqua un peu. Elles recommencèrent à monter tout doucement les marches puis finirent par se précipité afin de franchir quatre à quatre et le plus vite possible la volée de marches qui les séparait encore du toit. Enfin, elles arrivèrent à destination, complètement essoufflées.

Toit de Tamalplais High

Ailie: "On a réussit. Tu veux peut-être que je t'explique mon plan..."

Sandy: "Un peu..."

Ailie: "Donc j'ai ici une photo de la taille de la façade de notre bonne vieille Tamalplais High représentant notre cher héros, le capitaine de l'équipe de basket, plus connus sous le nom d'Eyden Chase, en train de se curer le nez à la cantine et jetant le fruit de sa pêche dans le plat de frites... Cette photo n'est pas un trucage, il l'a fait l'an dernier seulement il pensait que personne ne l'avait vu... Donc voici mon plan :  on attend que tous le monde ait quitté le lycée, normalement le dernier à partir c'est Abrams et il s'en va aux environs de 17h et comme il est 16h30 nous avons donc une attente de 30 minutes environs. Une fois que tous les monde est parti, tu te mets à un bout de la façade, moi à l'autre et on étends sur toute sa longueur se magnifique portrait du roi du lycée. De cette  manière en arrivant demain matin au lycée mais chers camarades auront sûrement une toute autre opinion de leur idole. Ca te va comme plan ? Qu'est-ce que t'en penses ?"

Sandy: "RIen du tout."

Ailie: "Parfait alors attendons qu'Abrams s'en aille."

Elles attendirent ainsi une vingtaine de minutes avant de voir le principal s'en aller. Les deux jeunes filles se dirigèrent donc chacune vers l'une des extrémités du toit et d'un regard elles déployèrent en même temps la photographie représentant Eyden. Alors lentement toute l'image commença à se dérouler, prenant parfaitement les mesures de la façade et s'arrêta pile avant de toucher le sol. Toute la façade était recouverte. Alors elles, accrochèrent l'affiche à l'aide de corde, entre le dernier étage et le toit. Seulement un pan de l'image s'était accroché à une fenêtre qui était à moitié ouverte, au dernier étage du lycée. Ce qui empêchait quiconque de voir correctement l'afficher étant donné que c'était au niveau du front de l'immense Eyden.

Ailie: "Mince, c'est coincé, attends je la remet en place et on pourra filer vite fait bien fait avant que quelqu'un ne nous surprenne."

Et elle se pencha un peu en avant afin de tirer sur l'affiche et la décrocher de la fenêtre, mais ne parvenant toujours pas à la faire bouger, elle se pencha un peu plus et tira un peu plus fort que la fois précédente. Cette fois-ci, l'affiche commençait à bouger mais malheureusement le pied d'Ailie dérapa, la faisant perde l'équilibre et elle passe par-dessus la barrière du toit, tête la première. Elle parvint quand même à se rattraper au toit. Immédiatement Sandy se précipita au secours de sa camarade. Elle se pencha afin de lui parler.

Sandy: "C'est pas vrai ! Qu'est-ce qui s'est passé ?"

Ailie(sur un ton qui traduisait sans peine sa peur): "Oh, rien rien, d'important, j'avais juste une petit envie d'admirer un coucher de soleil, suspendue à plusieurs mètres du sol, je me disais que ça pouvait être marrant... Bon est-ce que tu pourrais m'aider Sandy, s'il te plaît, je tiendrais pas longtemps."

Sandy, paniquée, regarda partout autour d'elle, espérant pouvoir trouver quelque chose qui puisse l'aider à remonter Ailie.

Sandy: "Je trouve rien, c'est pas possible y'a rien sur ce fichu toit..."

Ailie (dont les larmes commençaient à venir): "Sandy..."

Sandy: "Ailie, reste calme, je t'en pris..."

Sur ces derniers mots, elle se précipita vers Ailie, lui pris la main qui s'accrochait au toit et tira de toute ses forces pour remonter Ailie.

Malgré le fait qu'Ailie ne soit pas bien lourde, Sandy eut beaucoup de mal à accomplir cette tâche. Avec un pied, elle poussa contre le mur, du toit, afin d'avoir plus de force mais cela ne changea rien, Ailie ne remontait toujours pas et entendre les pleurs de sa camarade lui donnèrent plus de courage et elle tira avec encore plus de forces qu'auparavant. Ailie, de son côté, avait énormément de mal à garder son calme et pleurait à tel point qu'elle ne noyait plus qu'un rideau de larmes devant ses yeux, tout lui semblait flou... Elle était réellement paniquée et faisait des gestes désordonnés, elle n'était plus en mesure d'avoir des pensées cohérentes.

Sandy: "Ailie, écoutes-moi, calmes-toi, je ne vais jamais pouvoir y arriver toute seule et en bougeant dans tous les sens tu ne me facilite pas la tâche. Ailie, si tu m'aides on peut s'en tirer d'accord ? Tu m'entends Ailie ? Si on s'y met toutes les deux on s'en sort. Ailie, si tu tombes, je tombe, ok ? Je ne te lâcherais pas alors maintenant c'est à toi de m'aider pour qu'on s'en sorte, tu m'entends ?"

Ailie: "J'ai le vertige."

Sandy(se penchant un peu pour pouvoir voir Ailie): "Ok, alors Ailie, regardes-moi, regardes-moi, toi et moi, on va s'en sortir, ensemble, n'oublies pas, tu tombes, je tombe..."

Cette fois, Ailie regarda alors Sandy dans les yeux et se calma petit à petit, et arrêtant ses larmes. Cette dernière lui tendit sa deuxième main qu'Ailie eut quelques peines à attraper. Ailie tenta alors de trouver des appuis où elles pourrait poser ses pieds afin de tenter de remonter, elle en trouva mais dérapa. Elle repris son calme et en trouva un autre, qui cette fois-ci tint le coup. Elle tenta alors doucement de grimper sur le toit, Sandy de son côté continuant à la tenir afin de la hisser.

Une fois que la moitié du corps d'Ailie fut visible aux yeux de Sandy, celle-ci tira un dernier coup de toutes les forces qu'il lui restait après un tel exercice. Ce dernier effort parvint à hisser Ailie jusqu'au toit. Elles tombèrent alors toutes les deux à la renverse, sur le toit. Ailie et Sandy étaient toutes les deux allongés sur le toit, les bras en croix, essoufflées. Toutes les deux n'en revenant toujours pas de s'en être sortie indemnes. Enfin lorsqu'elles recommençaient à respirer normalement, elles se tournèrent l'une vers l'autre se regardèrent un instant puis tournèrent à nouveau la tête vers le ciel.

La caméra s'éloigne doucement d'elle, pour finir sur un plan du lycée où l'on peut voir l'affiche d'Eyden et deux formes allongées sur le toit.

Fin

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