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Deuil

Générique

Avec la participation spéciale de Emilie Simon dans le rôle de Fred.

Salle de classe 203

Cela faisait maintenant une semaine que les cours avaient repris, et, à Tamalplais, tout le monde semblait avoir trouvé sa place, ses repères au sein du lycée. Ailie et Sandy n'avaient pas reparlé de ce qui c'était passé la semaine précédente. Cependant leur farce avait fait sensation auprès de tous les élèves du lycée et elle avait même permis aux élèves d'être dispensés de cours toute la matinée, le temps que les responsables de l'établissement parviennent à décrocher l'affiche. Ailie était devenue, aux yeux de certains, la fille la plus populaire du lycée. Malheureusement, cette gloire n'avait durée que quelques jours, en fait, pour être plus exacte, elle avait duré jusqu'au premier match de l'équipe du lycée, match qui fut remporté grâce à Eyden, qui avait marquer le panier décisif de la rencontre. Mais ce dernier s'était quand même retrouvé dans la situation délicate de celui dont on se moque. Depuis cette soirée, et bien qu'aucune d'elle n'ait voulu l'admettre, un lien s'était créer entre Sandy et Ailie. Sandy était toujours présente pour Ailie et cette dernière avait finalement appris à respecter les silences de sa camarade. Elle passait le plus clair de leur temps ensemble, Ailie parlait et Sandy écoutait. Sandy était à son cours de dessin, l'un des rares cours qu'elle n'avait pas en commun avec Ailie. Elle était en train d'esquisser le croquis d'une nature morte au crayon quand elle entendit les bribes d'une conversations entre deux filles qui se trouvaient juste à la table devant la sienne. Toutes deux blondes et membres actives de l'équipe des pom-pom girls du lycée. Les deux jeunes filles riant très fort et se moquaient ouvertement d'une autres élèves de la classe.

1°Fille: "Regardes un peu comment elle s'habille !!! Un vrai sac ! Faudrait que quelqu'un la mette au courant : les pulls à col roulés n'ont jamais été branché ! Et en plus, qui aurait l'idée de mettre du rose avec ce bleu..."

2°Fille: "T'as raison et regardes-moi ces cheveux, je te parie tout ce que tu veux qu'elle a des fourches..."

Il l'en fallut pas plus à Sandy pour mourir d'ennui et pour se pencher à nouveau sur son travail. Mais elle se rendit compte, quelques instants plus tard qu'elle n'était pas la seule à avoir entendu la passionnante conversation de deux camarades. Effectivement, la jeune fille qui avait été la cible des moqueries futiles et tout à fait superficielle des deux pom-pom girls s'était brusquement levé de sa table et sortit en courant de la classe, sous les rires hilares des deux blondes, apparemment fière de ce résultat. Sandy demande alors à son professeur l'autorisation de sortir de la classe et se rendit directement aux toilettes. Une fois qu'elle eut passé la porte, elle entendit des pleurs qui provenait de la cabine du fond. elle s'y rendit et toqua doucement à la porte.

Fille (en pleurant): "Y'a personne." 

Sandy: "Fred...."

Fred: "Qu'est-ce que tu me veux ?"

Sandy: "Je voudrais juste te parler... J'ai entendu ce que les deux autres écervelées ont dit sur toi: ne faits pas attention à ce qu'elles disent, ne le prend pas au sérieux..."

Fred: "Qu'est-ce que tu peux en savoir toi de tout façon, je suis sûre que jamais personne ne s'est moqué de toi..."

Sandy: "Nous ne sommes pas là pour parler de ma vie. C'est vrai tu as peut-être raison, je ne sais peut-être pas tout mais ce que je sais, c'est la réaction qu'elles ont eut quand tu es sortie de la classe..."

Fred: "Et alors ?"

Sandy: "En réagissant comme tu viens de le faire, tu es entrée dans leur jeu et plus elle verront à quel point elle peuvent te blesser avec ce qu'elles disent plus elles auront envie de continuer."

Fred: "Parce que tu crois que c'est aussi simple que çà..."

Sandy: "Je n'ai jamais prétendu que faire comme si on entendait pas les moqueries, les remarques que les autres disent sur nous est simple, au contraire, je dis juste que je te penses assez forte pour parvenir à passer au dessus de ces jeux infantiles."

Fred: "Tu ne me connais pas, comment peux tu être sûre que je suis assez forte pour pouvoir le faire ?"

Sandy: "Je sais que toi et moi on ne se connaît pas et je ne prétendrai pas le contraire mais je pense que ce n'est pas la première fois qu'elles s'en prennent à toi et que si tu es parvenue  tenir le coup jusque là, c'est que tu es capable de continuer..."

Fred: "A ta place je parierais pas ma chemise la dessus..."

Sandy: "Pas grave j'ai toujours des t-shirt... Tu sais, ces deux filles, elles sont pas futés, regardes: elles ne parlent que de fringues, de maquillages et autres trucs dans le genre... Moi je suis persuadée que tu vaux mieux que çà, que contrairement à elle, tu sais soutenir une conversations avec des mots de plus de deux syllabes. Sinon, pourquoi est-ce qu'elles essayeraient de te rabaisser. Elles n'ont rien de plus que toi, rien que tu puisses leur envier... Mis à part la confiance en soi : elles en manquent pas, çà c'est le moins qu'on puisse dire, par contre toi, c'est tout ce dont tu as besoin..."

Fred: "Comment veux tu que j'ai confiance en moi..."

Sandy: "Ca s'apprend, avec le temps, on apprend à s'accepter tel qu'on est, tel que la nature nous a fait... Et puis, je serais là si jamais tu as besoin d'aide, d'écoute... Sauf si tu veux parler chiffon, le moi, je jette l'éponge."

Fred (en riant légèrement...): "Ok, j'irai voir quelqu'un d'autre pour çà..."

Il y eut un silence.

Fred: "Je sais que tu dits çà maintenant, mais qu'est-ce qui se passera si je viens te parler dans un mois où deux et que j'aurai vraiment besoin de l'aide de quelqu'un?!?''

Sandy: "Et bien, je serai là, quoiqu'il arrive, je sais que toi et moi nous ne savons rien l'une de l'autre mais si il n'y a qu'une seule chose que tu dois savoir sur moi c'est bien que je suis quelqu'un qui tiens ses promesses, quoiqu'il arrive."

Fred: "Merci."

Sandy: "C'est normal."

Durant toute la conversation, Fred était resté à l'intérieur de la cabine. Sandy, elle, s'adressait à la porte qui lui faisait face. Finalement, celle-ci s'ouvrit, laissant voir apparaître une Fred dont le visage était baigné de larmes. Fred s'approcha alors doucement de Sandy et se jeta dans ses bras. Sandy, d'abord un peu surprise par ce geste, resta un moment les bras ballants. Puis doucement elle serra sa camarade dans ses bras et la consola quelques instants. Enfin, lorsqu'elle se fut un peu calmer, Fred se détacha de Sandy, et lui sourit doucement.

Sandy: "On retourne en classe ?"

Fred: "Vas-y toi d'abord, j'arrive."

Sandy acquiesça et retourna dans la salle de dessin où les deux blondes tentèrent de savoir ce qui s'était passé ais Sandy les ignora parfaitement. Ce qui rendit les deux jeunes filles furieuses. Fred ne revint finalement qu'à la fin du cours. Sandy lui lança un regard compatissant auquel sa camarade répondit par un faible sourire. Sandy eut juste le temps de poser un orteil hors de la salle de classe qu'Ailie lui fondit dessus.

Ailie: "Alors, ton cours de dessin ? Moi, mon cours de musique c'étais pas la joie..."

Les deux blondes passèrent alors devant elles en les regardants de bas en hauts. Sandy avait pour ses deux camarades un regard proche de la haine...

Ailie: "T'es copines avec Vickie et Beckie à ce que je vois...."

Sandy: "C'est l'amour fou..."

Ailie: "Laisses moi deviner : elles se sont encore moquées de Fred c'est çà ? Ne me regardes pas comme çà ?!? Elles font la même chose depuis qu'elles sont en 5°... C'est l'année où Fred est arrivée... Bon on va manger je commence à avoir très faim, moi!"

Sur ces mots elles se dirigèrent vers la cantine, Ailie racontant à Sandy son cours de musique sans omettre le moindre petit détails. A la fin de cette description, Sandy avait l'impression d'y avoir assisté. Le cours de musique était un cours optionnel qu'Ailie avait en commun avec Eyden.

Ailie: "Et je te jure, de toute l'heure il n'a rien dit, il m'a fait aucunes réflexions aucune vanne à deux balles.... Honnêtement et en toute modestie, je crois que toi et moi, nous avons fait quelque chose de grand...."

Elles s'étaient installées à leur table habituelle, placée dans le fond de la salle près de la fenêtre, cela permettait au fille de pouvoir regarder la parc du lycée plutôt que que le spectacle que leur offrait certains de leur camarades. Elles s'étaient, sans réellement s'en rendre compte, démarqué du reste du lycée, ne prenant part à aucune des discutions et autres rumeurs qui bourdonnent un réfectoire plein. La fin de leur journée de cours se passa normalement, sans évènements notables. A la sortie du lycée, Ailie proposa à Sandy de venir chez elle afin qu'elles puissent faire ensembles leur devoirs qui commençaient à s'accumuler dangereusement... 

Ailie: "Allez, s'il te plaît... Viens! De toute façon t'as pas le choix, je vois même pas pourquoi je pose la question..."

Et sans un mot, Sandy céda et suivit une Ailie au sourire triomphant. Elle prirent alors le chemin qui menait à la maison d'Ailie, au 1430 Bee Street, qui se trouvait à quelques pâtés de maisons, à peine, de celle de Sandy.

Maison des Shepard

Une fois entrée à l'intérieur, Ailie, se mit à crier à tue-tête.

Ailie: "Je suis rentrée!!! Ne vous précipitez surtout pas pour m'accueillir... Je sais que je vous ai manqué! Je suis avec Sandy, on va faire nos devoirs ensemble...."

A peine avait-elle achevé sa dernière phrase que les deux jeunes filles purent voir apparaître un jeune brun, assez grand. il était vêtu tout simplement d'un jeans bleu qui avait beaucoup vécu au vu des différents trous et autre marque de délavages à divers endroits... Le garçon en question descendait des escaliers, un verre d'eau à la main et regarda Ailie et souriant.

Garçon: "C'est bon petite sœur, maman n'est pas encore rentrée, elle est en pleine séance photo et ne reviendra que ce soir... Alors tu n'as pas besoin de te mettre à brailler et par la même occasion de casser les oreilles à toutes les personnes qui se trouvent dans un rayon de 5km de la maison..."

Ailie (en s'adressant à Sandy): "Ce charmant machin que tu as devant les yeux n'est autre que mon charmant mais néanmoins casse pied de frère, Jared. Ne faits pas attention, il est un peu taré par moment mais ça c'est dû à l'absence de cervelle... Aieuh !!! Ca fait mal !!!"

En effet, elle venait de recevoir une énorme tape dans le dos de son frère qui n'avait pas vraiment apprécier sa remarque. Elle lui lança un regard meurtrier auquel il répondit par un sourire qui se voulait innocent.

Jared: "Alors, comme çà, c'est toi la fille qui a assez de courage pour supporter ma sœur à longueur de journée... Je t'en remercie, depuis qu'elle te connaît, elle parle nettement moins à la maison, a tel point qu'on a crut qu'elle était malade..."

Ailie: "Ha ha ha!"

Et elle lui tira la langue. Sandy, elle se contenta d'observer la scène.

Ailie: "Ouais, bon c'est pas que j'aime pas bavarder avec toi grand frère mais on à encore pas mal de boulot et je voudrais pas déjà avoir un retard de dingue a rattraper dans mes devoirs pour la semaine prochaine... Et puis faut que je révise, si je loupe le contrôle de maths, l'autre débile va encore se payer ma tête..."

Jared: "Dis, sœurette, tu pourrais me faire une toute petite faveur de rien et arrêter, pour une fois de me parler d'Eyden Chase à longueur de journée?"

Il avait dit tout cela en s'en allant, ne laissant pas à sa sœur le loisir de lui répondre. Celle-ci se précipita à la suite de son frère qui était parti dans la cuisine pour ranger son verre et qui ne l'écoutait déjà plus. Cependant, Ailie se mit quand même à crier.

Ailie: "D'abord, j'en parle si j'en ai envie et puis je te signale que je n'aborde pratiquement jamais le sujet..... (en se tournant vers Sandy, espérant un soutient extérieur) Dits le lui toi, que je ne parle pratiquement jamais d'Eyden Chase..."

Sandy (en haussant les épaules): "T'es amoureuse..."

Ailie (surprise): "Quoi ?!?"

Jared: "Merci, enfin quelqu'un qui a les yeux ouverts..."

Ailie (se tournant vers la cuisine comme si elle pouvait voir son frère...): "Quoi ?"

Elle se retourna vers Sandy mais celle-ci ne l'écoutait déjà plus. Elle avait pris son sac et se dirigeait vers la salle à manger, s'installa à la table et commença à sortir ses affaires, les une après les autres. Ailie, qui avait été tellement stupéfaite par ce qu'elle venait d'entendre n'avait pas bougé... Retrouvant peu à peu ses esprits, elle s'était précipité dans la salle à manger et s'était installée sur la chaise à côté de celle de Sandy. 

Ailie: "Dits voir, vous avez fumé ou pris une quelconque substance illicite mon frère et toi, parce que si c'est la cas, ça devait soit être de la super bonne came ou bien alors une grosse merde parce que pour que vous soyez capables de me dire quelque chose d'aussi gros... Y'a pas moyen autrement..."

Sandy venait d'ouvrir son cahier de maths et cherchais son livre dans son sac.

Ailie: "Je n'ai aucun sentiment envers Eyden Chase mis à part du dégoût... Ce mes est encore plus repoussant qu'un .... que... que quelque chose de super repoussant!!! Et en plus il a deux de QI..."

Sandy avait maintenant son livre ouvert devant elle et cherchait dans son agenda la référence des exercices que leur avait donné à faire leur professeur de maths.

Ailie: "Non mais sérieusement, ce gars est un joueur de basket, tu te rends compte un joueur de basket et puis quoi encore pourquoi pas carrément me dire que je suis devenue une de ses ados boutonneuse qui suit les modes et les concepts prédéfinis qu'à notre société de la beauté... Et le pire de tout, il sort avec une blonde écervelée, le plus pur stéréotype que l'on puisse faire, il manquerait plus qu'Heather soit chef des majorettes pour qu'on tombe dans la parfaite petite série B.... Faudrait vraiment que je sois atteinte d'une quelconque malformation pour lui trouver du charme..."

Sandy prenait un stylo de sa trousse et se concentra sur son exercice

Ailie: "Non mais ce mec, c'est le dernier des crétins, qu'est-ce qui pourrez vous faire penser, ne serait-ce qu'une fraction de seconde, que quelque chose chez lui pourrait m'attirer... Après tout ce qu'il m'a fait, si je l'avais devant moi cet abruti je l'étriperai de mes mains... "

Sandy semblait avoir finit le premier exercice, elle vérifia ses résultats, et tendit la feuille à Ailie pour que celle-ci puisse faire une nouvelle vérification. Cette dernière pris la feuille qu'on lui tendait, n'y jeta même pas un regard et rendit directement la feuille à sa propriétaire qui regarda de nouveau son exercice et le jugea bon, elle passa donc à l'exercice suivant.

Ailie: "Franchement, vous devriez aller consulter un médecin, avec un peu de chance il pourra déterminer la maladie dont vous êtes atteints et si on vous met en quarantaine assez tôt, peut-être qu'aucun autre habitant de Sausalito ne sera touché..."

Sandy consentit enfin à lever la tête de son exercice de maths afin de regarder son amie dans les yeux. Enfin, après quelques minutes qui parurent trop courtes à Sandy, Ailie repris et Sandy se replongea dans exercice.

Ailie: "Peut-être que j'ai des sentiments pour cette...larve?!? Je dits bien peut-être... Oh, mon dieu !!! Mais qu'est-ce qui m'arrive ?!? Voilà, ma prédiction été totalement justifiée! A, force de passer trop de temps avec vous me voilà moi aussi atteinte!!!"

Et elle se tapa la tête contre la table. Sandy, le nez toujours plonger sur son exercice, lui tapota doucement le dos, pour la calmer... Enfin au bout de quelques instants Ailie releva la tête et avant même qu'elle n'ait eut le temps de prononcer la moindre syllabes, Sandy lui mit un cahier sous le nez et, à contre cœur, Ailie se mit à la tâche. Elle fit ses exercices les uns après les autres, tout en râlant et en marmonnant des paroles incompréhensibles, pestant contre tout et tous... Elle passèrent ainsi plus d'une heure à faire leur devoirs de la semaine jusqu'à ce que Jared ne vienne les interrompre.

Jared: "Maman vient d'appeler, finalement ils doivent rester à San Francisco toute la nuit, elle ne reviendra que demain matin sûrement, donc elle m'a chargé de vous nourrir... J'ai commandé des pizzas, tu restes manger Sandy ?"

Ailie (sans laissant le temps à Sandy d'ouvrir la bouche): "Ouais, elle serait ravie de reste dîner... (se tournant vers Sandy) Tu veux peut-être appelé tes parents pour les prévenir ?"

Sandy: "Non, ça va aller."

Ailie: "Bon, il nous aura fallu le temps mais on a finalement terminé nos devoirs. En attendant le dîner, on peut regarder la télé, qu'est-ce que t'en penses ?"

Sandy haussa les épaules et suivit Ailie dans le salon après avoir rangé toutes ses affaires dans son sac. Ailie s'affala sur le canapé, posa les pieds sur la table basse et pris possession de la télécommande. Sandy aussi s'installa sur la canapé et regarda les chaînes défilées au rythme que leur imposait Ailie qui appuyait frénétiquement sur toutes les touches de la télécommande. Enfin, après quinze minutes de zapping, les pizzas arrivèrent et tous trois se mirent à table, dans la cuisine. Ailie, qui était toujours un peu renfrognée à cause de la remarque de son frère et Ailie, ne prononça pas un seul mot, ce qui plongea la table dans un pesant silence. 

Jared: "Tu boudes ?"

Ailie: "Mais non, je ne vois pas pourquoi je devrais faire une chose pareille, après tout vous venez juste de me dire que j'étais amoureuse d'un détraqué, non je ne vois vraiment aucune raison d'être en colère..."

Jared: "Il ne faut pas que tu le prennes comme çà... On disait juste ce qu'on pensait..."

Sandy préféra ne pas se mêler de la conversation qu'avait les deux Shepard, et mangea tranquillement sa part de pizza.

Plus le dîner avançait et plus la colère d'Ailie s'évaporait finalement, lorsque la dernière part fut engloutie, elle avait retrouvé le sourire. 

Jared: "Bon, alors les filles, maintenant qu'on a bien mangé, ça vous dirais d'aller boire une verre, il est encore assez tôt, qu'est-ce que vous en dîtes?"

Ailie: "..."

Sandy: "Je dois rentré..."

Sandy avait devancé Ailie, car elle savait d'instinct qu'elle ne devait pas laisser à parole à Ailie. D'ailleurs cette dernière regarda son amie sans comprendre.

Jared (en souriant): "T'as peur que tes parents s'inquiètent, c'est normal, on comprend... Je vais donc me retrouver tout seul avec la furie, ça va être pas mal, elle va encore jouer les grincheuses..."

Ailie: "Ben dites donc c'est ma journée..."

Sandy: "Désolée..."

Ailie: "Mais non, je rigole ! Allez, on va chercher ton sac ?"

Sandy acquiesça et elles se rendirent toutes les deux dans la salle à manger. Sandy quitta la maison des Shepard cinq minutes plus tard, après avoir dit au revoir à Ailie et Jared.

Maison de Sandy

Le soir même, Sandy se coucha exténuée par sa journée et s'endormit dès que sa tête toucha l'oreiller. Elle passa une nuit agitée et se réveilla au milieu de la nuit, en sueur. Elle resta assise sur son lit un moment puis se recoucha.

Le lendemain, à Tamalplais High

Le lendemain, Sandy arriva à Tamalplais de sa démarche traînante... Mais ce jour-là, quand elle franchit la porte d'entrée du bâtiment, elle vit tout de suite que la gaîté qui régnait habituellement dans l'enceinte du lycée avait été remplacer par un silence pesant. Elle sentit que quelque chose n'allait pas. Elle croisa quelques personnes qui avaient un air triste, difficilement définissable... Elle se rendit à son casier, des questions plein la tête. Enfin, lorsqu'elle le referma, elle vit Ailie arrivée, mais contrairement aux autres jours, elle ne souriait pas. Une fois qu'elles furent à la même hauteur, Sandy interrogea son amie du regard.

Ailie: "Tu te souviens de Fred ?"

Sandy fit un léger oui de la tête, sentant un malaise s'installer en elle. Elle attendait la suite de ce qu'Ailie avait à lui dire mais cette dernière ce fit attendre, cherchant visiblement ses mots.

Sandy: "Ben... Bon sang, j'arriverai pas à le dire... Elle, elle, s'est... elle s'est suicidée... Elle est morte hier soir."

Sandy n'aurait put trouver les mots pour décrire ce qu'elle ressentait. Il lui fallut beaucoup de temps avant qu'elle ne parvienne à réaliser complètement l'ampleur de ce que venait de lui annoncer Ailie. Elles se regardèrent en cherchant les mots qui pourraient suivre une telle annonce mais avant que l'une d'elles ne puisse trouver quoi que ce soit, la cloche sonna, annonçant le début de cours.

En salle de classe, l'ambiance qui régnait n'était guère meilleure, au contraire. Certains des élèves pleuraient, les autres restaient assis sur leur chaises, silencieux, et fixant un point invisible devant eux. Enfin, après quelques minutes, leur professeur, Mr Gold, entra dans la classe et prit tout son temps pour refermer la porte de celle-ci. Lui aussi avait une mine triste.

Mr Gold: "Bonjour, je suppose que vous connaissez déjà la nouvelle. Pour ceux qui voudraient le savoir, sachez que les parents de Fred on annoncer que l'enterrement aurait lieu dimanche et toute l'école est invitée à y participer."

En entendant parler d'enterrement, un malaise encore plus grand s'installa au sein des élèves.

Mr Gold: "Voilà, si quelqu'un à quelque chose à dire, je pense que nous sommes tous disposés à écouter. Parfois, cela peut faire du bien de s'exprimer, il ne faut pas que vous gardiez tout ça à l'intérieur sans vous confier à qui que se soit. Et si vous préférez ne pas avoir à parler devant autant de monde, et bien sachez que le bureau de la psychologue vous est ouvert à n'importe quel moment. Voilà, je sais que vous n'avez pas forcément la tête à çà mais nous devons quand même continuer..."

Il avait un air réellement désolé. Aucun élève n'émit la moindre protestation et le cours se passa dans le silence le plus complet. Le reste de la matinée se passe de la même manière. Les profs donnant leurs cours et les élèves n'écoutant qu'à moitié. Sauf que ce jour-là, il n'y avait ni murmures, ni rires, ni quoi que se soit qui rendait habituellement une classe animée. Les élèves n'arrivaient toujours pas à réaliser ni à comprendre complètement tout ce qui se passait autour d'eux. Il n'avaient pas réellement conscience de ce qui se passait. Ils ne pouvaient pas comprendre comment la vie pouvait continuer, comment la vie continuer à passer, le temps à s'écouler comme si de rien était alors que pour l'une d'entre eux, il n'y aurait plus de présent, et encore moins de futur. Il n'y avait même plus de vie.

L'heure du déjeuner arriva mais encore une fois, rien ne se passa comme les autres jours, aucun élève ne se précipita hors de sa classe. Tamalplais semblait accuser le coup, sans chercher à se relever. De toute la matinée on avait entendu aucun rires et aucun bruit des conversations qui habituellement habitaient le lycée .

Couloir de Tamalplais High

Sandy et Ailie sortirent de leur classe, toujours silencieuses. Elles avançaient comme des automates vers la cantine. En chemin, Ailie se tourna vers son amie.

Ailie: "Je dois aller chercher quelque chose dans mon casier, vas-y d'abord, je te rejoins."

Sandy hocha la tête et s'en allèrent dans des directions opposées. Une fois arrivée à la cantine, Sandy prit un plateau et s'installa à sa table. Mais elle qui d'habitude ne se souciait pas de ce qui pouvait se passer autour d'elle, jeta un regard dans la salle et ce qu'elle vit la stupéfia. En effet, aucun des élèves ne parlait, aucun ne mangeait, le regard perdu dans le vide. Elle repoussa alors son plateau sur le milieu de la table, se passa les mains derrière le cou et ferma les yeux. Elle ne les rouvrit qu'un long moment après et se rendit compte qu'Ailie ne l'avait toujours pas rejoint. Inquiète, elle pris son sac qu'elle avait posé sur la chaise à côté de la sienne, se leva et sortit de la cantine. Elle arpenta les couloirs sans apercevoir al moindre trace d'Ailie, puis après avoir réfléchi quelques instants, la solution lui paru tellement évidente qu'elle s'en voulait de ne pas y avoir penser plus tôt. Elle se précipita au fond d'un couloir, chercha quelque chose dans son sac, en sortit un trousseau de clé, ouvrit la porte qui se trouvait face à elle avec l'une des clés et pénétra à l'intérieur. Moins d'une minute plus tard, Sandy arriva sur le toit où elle trouva Ailie assise par terre, les bras serrant ses genoux, le regard dans le vide.

Sandy (en s'approchant et en s'asseyant aux côtés d'Ailie): Ca t'arrive souvent de jouer à cache-cache..."

Ailie se tourna vers elle, la regarda et lui fit un faible sourire, sans joie. Sandy savait que cela ne servirai à rien de brusquer Ailie et la forcer à lui dire ce qui n'allait pas. Elle rassura juste la jeune fille rousse par sa présence. Elle restèrent ainsi, l'une à côté de l'autre en silence, le regard perdu dans le vague. Enfin, au bout de quelques minutes, trouvant enfin en elle le courage qui lui manquait, Ailie pris la parole.

Ailie: "Ce qui me gêne le plus on va dire, c'est que j'ai passé la moitié de ma vie ici. On se côtoyait tous les jours et pourtant je serais incapable de dire quoi que se soit sur elle, tu trouves çà normales toi ? Moi pas ! Je regrette, je m'en veux, je m'en veux de ne pas avoir fait attention à elle, je m'en veux de n'avoir même pas essayé de la connaître..."

Pendant qu'elle parlait, quelques larmes coulaient le long de son visage.

Sandy: "Tu ne peux pas t'en vouloir cela ne la ramènera pas parmi nous. Tout ce que tu peux faire aujourd'hui, c'est de faire en sorte de ne pas recommencer les mêmes "erreurs" si on peut dire. Tout ce qu'on peut faire c'est faire en sorte de ne pas l'oublier, que d'une manière ou d'une autre, elle soit présente à jamais dans les mémoires, pour que cela ne se reproduise plus par la suite...  Mais si tu commences à lui garder un place dans ton esprit, dans ton cœur, alors ce sera déjà un grand pas..."

Ailie: "A quoi ça sert dis moi ?!? On passe notre vie ensemble, on se voit tous les jours mais pour la plupart on reste des étrangers les uns pour les autres..."

Sandy: "Je sais bien que cela n'a aucun sens mais dits toi qu'au moins il y a des personnes que tu aura pris le temps de réellement connaître et ce sont ces personnes là, qui seront toujours la pour toi, qui ne t'oublieront jamais. On ne peut pas connaître toutes les personnes qui nous entourent mais si on prend le temps de vraiment en connaître certains c'est déjà un grand pas, non ? On fait tous parti d'une histoire, on a tous un rôle à jouer. Celui d'être vivant, de donner, donner aux gens qu'on aime, on gens qui nous entourent, donner sans attendre quelque chose en retour. et je pense que si on y parvient on accompli beaucoup."

Ailie (en tournant la tête vers son amie): "Tu as peut-être raison..."

Sandy (le regard toujours dans le vague): "J'ai toujours raison..."

Ailie esquissa l'ombre d'un sourire. Et elle reposa son regard sur l'horizon.

Sandy: "Je lui ai parlé..."

Ailie: "Comment çà ?"

Sandy: "Fred, hier, après que les deux autres se soient moqués d'elle, je suis allée la voir dans les toilettes et je lui ai parlé. Je pensais avoir trouver les mots qu'il fallait... Je me suis trompée..."

Ailie: "Tu n'y es pour rien là dedans... Tu as essayé mais le malaise, le mal-être qu'elle ressentait devait durer depuis un moment... Tu ne peux pas t'en vouloir..."

Sandy ne répondit rien.

Ailie (après quelques minutes de silences): "C'est la première fois qu'on a une réelle discutions toi et moi ...J'aime bien."

Sandy: "Moi aussi, j'aurai juste préféré d'autre circonstances... Bon je crois qu'il faut qu'on retourne en cours."

Et elle se leva en même temps qu'Ailie et elles prirent le chemin de retour pour se rendre en classe. Mais avant que Sandy n'ouvre la porte du toit, Sandy lui posa une question.

Ailie: "Comment tu as su que j'étais là ?"

Sandy: "Parce que c'est ici que tu as du faire face à la mort pour la première fois, et comme tu y as échappé, tu t'es dits que, d'une certaine manière tu pourrais peut-être y échapper une seconde fois..."

Ailie ne trouva rien a à redire à cette remarque et elles descendirent les escaliers, une fois arrivées au premier étage, Sandy laissa Ailie se rendre seule en salle d'histoire pendant qu'elle allait chercher son livre dans son casier. En l'ouvrant, quelque chose en tomba: une enveloppe. Son nom était inscrit dessus. Elle la regarde un moment avant de la ranger dans son sac, de prendre son livre et de retourner en classe. L'ambiance en cours d'Histoire/Géographie était à peu de chose près que durant les cours précédents. L'après-midi se déroula de la même manière et en fin de journée, Sandy et Ailie se quittèrent devant l'enceinte du lycée, chacune prenant une direction opposée.

Rues de Sausalito

Ailie pris son temps pour rentrer, elle fit même un petit détour pour passer par le parc. En entrant dans le parc, elle le vit tout de suite, assis sur l'un des bancs, les mains dans les poches, le regard perdu. Il n'était pas accompagné, ce qui, dans la mémoires d'Ailie constituait une première. Elle hésita un instant, puis finalement s'installe à côté de lui.

Ailie: "Ca va ?"

Il ne lui répondit pas.

Ailie: "Tu connaissais bien Fred ?"

Mais elle ne s'attendait pas réellement à une réponse et comme prévu, il ne dit pas un mot. D'ailleurs Ailie se demandait ce qu'elle pouvait bien faire, assise sur ce banc. A dire vrai, en le voyant elle avait juste sentie qu'il avait besoin de parler, c'était pour cela qu'elle était assise à ses côtés, parce qu'elle sentais qu'il en avait besoin. Elle resta donc assise en silence à ses côtés. 

Eyden (après plusieurs minutes): "C'était ma meilleure amie..."

Ailie (surprise): "A bon ? Je ne me rappelle pas vous avoir vu parler ensemble."

Eyden: "C'était au primaire, on était inséparables tous les deux, on passait notre temps l'un chez l'autre...''

Ailie: "Qu'est-ce qui s'est passé ?"

Eyden: "Comme dans la plupart des relations d'enfance : on a grandit, on s'est éloigné l'un de l'autre. J'ai changé de mon côté, elle du sien et avec le temps on en est même venu à faire comme si on se connaissait pas. Aujourd'hui, quand j'ai appris la nouvelle, il m'a fallu beaucoup de temps pour réaliser, j'ai commencé par me dire que ce n'était pas possible, que la Fred que je connaissais n'aurai jamais de sa vie fait une chose pareil et c'est là que j'ai réaliser que je ne la connaissais plus..."

Ailie: "Comme tu l'as dit, vouas aviez changé, vous n'aviez plus grand chose en commun, tu ne peux pas t'en vouloir pour çà... "

Eyden: "Ca n'empêche qu'on aurait du quand même pu faire un effort, continuer à se parler... Je veux dire, on a pas déménager à des milliers de kilomètres l'un de l'autre et pourtant c'est comme si ça avait été le cas. J'ai souvent penser à aller lui parler, prendre de ses nouvelles mais je n'ai jamais trouver le courage, de peur qu'elle ne veuille pas me parler."

Ailie: "Tu sais, il est trop tard pour revenir en arrière. Tout ce que tu peux faire aujourd'hui, c'est de faire en sorte de ne jamais l'oublier. Ce qui vient de se passer m'a permis de me rendre compte quelque chose : on est pas immortel, mais on agit comme si on l'était : ça t'es jamais arrivé de te dire : "pas grave, je ferai çà demain?" comme si on étais certain qu'on serait là le lendemain. On passe le plus clair de notre temps à ne penser qu'à nous même et c'est seulement quand les autres ne sont plus là que l'on se rend compte de toutes les erreurs qu'on a pu commettre mais il est généralement trop tard alors tout ce qui nous reste à faire c'est de ne plus reproduire ces erreurs. Tu vois, ton passé, tu ne peux plus rien y faire mais tu peux faire en sorte que ton futur et surtout ton présent n'y ressemble pas..."

Eyden: "C'est bien ce que tu dits..."

Ailie: "Ce n'est pas de moi, c'est Sandy qui m'a aidé à m'en rendre compte ..."

Eyden: "Et maintenant c'est toi qui m'aide..."

Et ils retournèrent à leur contemplation, ils restèrent ainsi un long moment.

Eyden: "C'était sympa de discuter avec toi, Shepard."

Ailie: "Ce se refera pas de si tôt, parce que dès la semaine prochaine, je te ferai vivre un enfer... J'ai encore plus d'un tour dans mon sac."

Eyden (en souriant): "Je tiens le pari..."

Un léger sourire se dessina sur leur visage. Finalement, après encore une quinzaine de minutes, ils s'en allèrent, faisant un bout de chemin ensemble, en silence. Ils se séparèrent sur un sourire.

Maison de Sandy

Le soir venu, dans sa chambre, Sandy prit la lettre qu'elle avait mis dans son sac et l'ouvrit. C'était une lettre de Fred. Tout en se demandant ce que cette dernière pouvait avoir eut envie de lui dire, elle se mit au lit, la lettre à la main.

Sandy,

Tu dois sûrement te demander pourquoi je t'écris à toi et pas à quelqu'un d'autre. Et bien, tout simplement parce que tu es l'une des rares personnes à avoir pris le temps de m'écouter, me consoler.. Tu sais, après notre conversation, j'ai vraiment eut plus de courage, je me sentais prête à les affronter mais je viens d'apprendre quelque chose que je ne peux combattre, même avec le plus grand courage du monde. Voilà, je pense que ce que je voulais surtout c'était te remercier car tu es l'une des plus incroyable personne que je n'ai jamais rencontré. Ce que je vais faire va sûrement te paraître stupide, d'ailleurs je sais que c'est ce que vont penser un tas de gens. Mais je ne peux plus faire face et c'est la seule solution qui me sois venu à l'esprit... J'en peux plus, je souffre de plus en plus chaque jour et je n'arrive pas à évacuer ma peine. J'ai l'impression que cela fait longtemps que mon cœur est mort, mon corps a essayer de survivre tant bien que mal sans mais je sais aujourd'hui que je ne peux plus. Je sais que tu croyais en moi et je suis désolée de te décevoir.

Fred.

Et pour la première fois, Sandy pleura, elle pleura sans s'arrêter, elle ne voulais plus s'arrêter, elle n'en voyait pas la raison. Elle pleura ainsi pendant plusieurs heures. et une fois qu'elle fut trop fatigué, elle s'endormit.

Tamalplais High, le lendemain

Quand elle pénétra dans l'enceinte de Tamalplais High, elle sentis que l'atmosphère était encore lourde mais un peu moins que la veille. La vie, petit à petit, reprenait ses droits sur le lycée. Cependant, les mines de ses camarades reflétaient encore les évènements de la veille et on pouvait même voir que le visage de certains qu'ils avaient peu dormis, comme elle. Ailie et Sandy se retrouvèrent, comme tous les matins, devant leur casier.

Ailie: "Salut comment tu te sens ?"

Sandy: "Ca pourrait aller mieux... Fred m'a écrit une lettre..."

Ailie: "A bon ?"

Sandy tendit la lettre à Ailie. Celle-ci l'interrogea du regard, comme pour lui demander son autorisation, Sandy acquiesça. Elles se rendirent alors sur le toit qui tait devenu en quelques sortes leur endroit à elles. Là, elles s'installèrent et Ailie lut la lettre. Quand elle eut fini, elle pleura elle aussi. Elle restèrent à nouveau silencieuses.

Ailie: "Elle a raison, ce n'est pas de ta faute, tu n'a pas à t'en vouloir Sandy..."

Sandy se contenta de hocher la tête.

Ailie: "Tu vas aller à l'enterrement dimanche ?"

Sandy: "Je ne sais pas encore et toi ?"

Ailie: "Je pense, oui."

Et la semaine passa ainsi, dans une atmosphère assez pesante.

Tamalplais High le dimanche matin

Enfin, le dimanche, lors de la cérémonie, tout Tamalplais High était venu. La cérémonie fut chargé d'émotion. Une fois que ce fut finit, Ailie Entraîna Sandy au lycée.

Sandy: "Qu'est-ce qu'on vient faire ici un dimanche?"

Ailie: "J'ai penser à ce que tu m'as dits et je voudrais faire quelque chose pour ne pas oublier Fred... "

Elle lui montra un carton de bombes de couleurs et toutes deux en prirent une chacune et commencèrent à taguer l'un des murs du lycée.

Cela faisait maintenant plus de trente minutes qu'elles taguaient le mur, mais elles eurent beaucoup de mal à faire la partir du haut. C'est à ce moment là qu'une main attrapa l'une des bombes et commença à taguer la partie du haut du tag. Elles se tournèrent toutes les deux et virent Eyden. Ils finirent le tag à trois. Une heure plus tard, ils s'éloignèrent de quelques pas pour voir le résultat.

Fred, nous ne t'oublierons jamais.

Fin

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