Halloween
Maison des Shepard

Les deux amies étaient, contrairement à leurs habitudes, dans la cuisine, assises à grignoter avec la mère d'Ailie.
Debra : « Alors les filles, vous avez prévu quelque chose de particulier pour demain soir ? »
Malheureusement elle avait vu trop tard que Sandy lui faisait de grands signes désespéré afin de lui demander de ne pas aborder le sujet.
Ailie (se tournant vers son amie) : « Tiens c'est vrai ça, j'allais oublier. Sandy, tu as réussi à t'arranger pour demain soir alors ? »
Debra (se tournant vers Sandy) : « Désolée, je crois que j'ai abordé le mauvais sujet. »
Sandy : « Pas grave. »
Ailie (impatiente) : « J'attends toujours une réponse! »
Debra : « J'en déduis donc que vous avez des plans pour demain soir. »
Ailie (se tournant vers sa mère) : « Jordan nous invite à une fête déguisée chez lui. »
Debra (souriant) : « Ben ça à l'air sympa. »
Ailie (ne prenant pas la peine de répondre à sa mère et se tournant vers Sandy) : « Bon, Sandy, tu viens d'avoir cinq bonnes minutes pour trouver un argument béton alors, je t’écoute. Je te préviens, si tu n'as rien à dire, je te traîne là-bas de force ma vieille, fais gaffe. (Réfléchissant) Ce ne serait pas plus mal, comme ça j'aurai même plus à chercher un déguisement, on serait un couple d'Hommes des cavernes, moi le mec qui te tire toi par les cheveux.... »
Sandy (tout bas) : « Je viens. »
Ailie (ravie) : « Sérieux ? (Puis, un peu déçue) Et mince ! »
Debra (un peu perdue) : « Pourquoi tu dis mince ! Je croyais que tu voulais qu'elle vienne ! Tu sais ma fille je ne te comprendrai jamais. »
Sandy : « Elle ne va pas avoir à batailler. »
Ailie (se tournant vers Sandy, toujours un peu triste) : « Ben oui, c'est moitié moins drôle. D'habitude je suis obligée d'argumenter, tu râles, j'argumente encore, tu râles un peu plus, j'ordonne, tu ne dis plus rien, j'ordonne encore un peu plus et après je finis par te traîner de force. (Se tourne vers sa mère.) Là, ben on aura juste à y aller, tu ne te rends pas compte maman, mais du coup on va arriver à l'heure, ça le fait pas du tout. »
Ailie avait maintenant complètement perdu son sourire et avait la tête sur la table. Sandy, voyant ça, tenta de se retenir mais devant la mine de la jeune rousse, elle céda, à contrecœur.
Sandy (résignée) : « Tu peux m'habiller. »
Ailie se redressa instantanément, le visage illuminé.
Debra (regarde Sandy, un peu inquiète) : « Je ne suis pas sûre que c'était une bonne idée. »
Sandy : « C'était une mauvais idée mais... »
Ailie (prenant Sandy dans ses bras) : « Je t'adore ! Tu le sais ça ma grande ? (lâche son amie) J'ai déjà plein d’idées. Enfin, comme la fête c'est demain soir, on va devoir faire vite : allez hop, on va faire du shopping. A toute maman, ne m'attends pas pour le dîner !!! »
Tout en ayant dit cela, elle avait quitté la cuisine, pris sa veste et était sortie. Dans la cuisine, Sandy et Debra se regardaient.
Sandy (faisant le compte à rebours avec ses doigts) : « 5, 4, 3, 2, 1... »
Ailie rouvrit la porte et apparue dans la cuisine, un sourire gêné sur le visage.
Ailie (d'une petite voix) : « Sandy, j'allais partir sans toi... »
Debra regarda sa fille un moment puis posa sa tête lourdement sur la table, désespérée.
Générique
Maison des Shepard

Ailie : « Bon, alors, tu sors ? »
Ailie était habillée en pirate, un bandana sur la tête, des bottes brunes, une chemise blanche vaporeuse et un bandeau sur l'œil droit. Elle était dans sa chambre, plantée devant la porte de la salle de bain, tapant du pied d'impatience.
Sandy (de la salle de bain) : « Pas envie. »
Ailie (enthousiaste) : « Je sais que tu veux me faire plaisir en prenant ton temps mais la on en est à dix minutes de retard, si tu sors maintenant, avec les retouches et tout, on arrivera pile dans mon délai d'une demi-heure. »
Sandy (toujours dans la salle de bain) : « Je veux pas! »
Ailie : « Joue pas les bébés capricieux et bouge, je suis sûre que la tenue est chouette et ta tête, ben ça devrait aller, t'es pas si mal.»
Sandy : « Merci pour le compliment, enfin je crois... Ca fait toujours plaisir venant d'une amie...»
Ailie (rigolant) : « Je sais, je sais, c'est pour ça que je suis là miss ! Bon maintenant ça suffit, SORS! »
Et elle tambourina à la porte de la salle de bain de toutes ses forces. Debra, alertée par le vacarme se précipita dans la chambre de sa fille.
Debra (inquiète) : « Qu'est-ce qui se passe ? »
Ailie (faisant mine de bouder) : « Elle ne veut pas sortir. »
Debra (sérieuse) : « Qu'est-ce que tu lui as choisi encore comme déguisement ? »
Ailie : « C'est pas parce que (très fort) Sandy est enfermée dans la salle de bain que tu dois automatiquement songer au pire hein ? La présomption d'innocence tu en as entendu parler maman? »
Debra (amusée) : « Tu avais déguisée Belle en hot-dog ! Tu es loin d'être innocente. (Triste à l'évocation de Belle) D'ailleurs je suis sûre que c'est pour ça qu'elle est morte aussi jeune. Pauvre toutou, fauchée dans la force de l'âge. »
Ailie (essayant de trouver une bonne répartie à ce que venait de dire sa mère) : « Ha, ha, ha (ne trouvant rien de mieux, elle se tourne vers la salle de bain) Sandy, je t'attends, je te signal! »
Debra : « Sandy, s'il te plaît sort parce qu'elle va finir par me défoncer la porte et, avec Jared parti en Italie il va falloir que j'aille draguer un mec juste pour qu'il m'installe une nouvelle porte et vu mon charme naturel il ne voudra plus partir après. Donc évites moi ce calvaire s'il te plaît Sandy. »
Elle n'eut aucune réponse mais, une minute plus tard, la porte s'ouvrit sur une Sandy plus mal à l'aise que jamais.
Debra (la bouche grande ouverte) : « Oh... »
Il n'en fallut pas plus à Sandy pour reprendre le chemin de la salle de bain, mais à peine eut elle poser la main sur la poignée qu'elle fut retenue par Ailie et Debra.
Debra : « Arrêtes, ma puce, tu es très jolie, je dirais même que tu es magnifique. »
Ailie (faisant mine d'être mécontente) : « Ouais, je dirais peut-être même un peu trop, je vais passer totalement inaperçue. »
Debra (se tournant vers sa fille) : « Arrêtes mon cœur, tu es très jolie mais je dois avouer que je n'ai pas l'habitude de voir Sandy habillée comme ça. »
Ailie (souriant) : « C'est vrai je le reconnais. (Après un moment de réflexion) Alors, tu parlais d'un hot-dog je crois ? »
Debra : « Je reconnais que je me suis totalement trompée, promis, la prochaine fois je te ferais confiance. »
Ailie (sceptique) : « Tu sais très bien que c'est faux maman... »
Debra (joyeuse) : « Oui, tu as raison. (Regardant sa montre) Bon, les filles, je crois qu'il est temps pour vous d'y aller ! »
Ailie : « Ah oui, c'est vrai. (Tirant Sandy qui avait l'air réticente à l'idée de sortir.) A plus maman, bonne soirée! »
Elle arriva enfin à tirer Sandy hors de sa chambre. Cette dernière eut juste le temps d'attraper son manteau au passage. Elles furent à l'extérieur de la maison en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. A l'intérieur, Debra souriait et alla s'installer devant la TV
Debra (à elle même) : « Ca risque d'être intéressant. »
Devant la maison de Jordan

Ailie (contente) : « Et voilà, on y est. (un peu surprise) Ca n'a pas l'air très animé. »
Sandy (soulagée) : « Tant mieux. »
Ailie (ironique) : « Franchement, essayes d'avoir l'air encore un peu plus enthousiaste et je te déclarerai officiellement cas incurable. »
Sandy (imperturbable) : « Ce genre de truc c'est pas moi, j'y peux rien, tu ne vas quand même pas me forcer la main ! »
Ailie (avec toute la mauvaise foi possible) : « Je ne te forces à rien, c'est toi toute seule qui était d'accord de venir et tout ce que je te demande c'est de faire un tout petit effort. »
Sandy : « Je vais essayer mais je te préviens, si ça craint vraiment je rentre chez moi ! »
Ailie (satisfaite) : « C'est tout ce que je demandais, un petit effort de ta part ! »
Sandy (très sérieuse) : « Ecoutes, je sais que tu tiens à ce que je sois heureuse, parce qu'en ce moment tout va très bien pour toi et que je casse un peu le tableau et je te jure que je voudrais partager ta bonne humeur, je te le jure du fond du cœur mais je n'y arrive vraiment pas, je suis désolée. »
Ailie (sur le même ton que son amie) : « Je le sais bien que ce n'est pas volontaire ton aspect antisocial mais tu dois comprendre que j'aimerai savoir pourquoi, même si je sais que tu n'es pas encore prête à m'en parler pour le moment. N'empêche que tu as raison, en ce moment tout va bien pour moi, même si il reste quelques zones d'ombres que je dois éclaircir, et je veux, non, j'ai besoin que tu sois là pour partager tout ça. »
Sandy : « Je serais là pour tout ça. En ce qui concerne les raisons de mon aspect antisocial comme tu dits , je n'ose pas encore t'en parler, je ne suis pas prête et puis je sais qu'en agissant ainsi je suis en train d'aiguiser ta curiosité mais ce n'est pas volontaire, je te le promet. Je suis persuadée qu'un jour j'y arriverai mais pour le moment c'est trop tôt. »
C'était la première fois que les deux amies abordaient le sujet : le secret de Sandy. Ailie était soulagée de pouvoir enfin en parler même si, finalement elle n'en savait pas plus mais au moins elle savait que Sandy n'était pas non plus réfractaire à l'idée d'effleurer le sujet. Sandy, de son côté, savait maintenant qu'Ailie s'impatientait, ce qui la rendait un peu nerveuse. La jeune rousse, émue par la conversation, pris son amie dans ses bras. Au début surprise, la jeune asiatique ne répondit pas tout de suite mais elle finit quand même par mettre ses bras autour d'Ailie.
Ailie (relâchant Sandy) : « Bon, allé, c'est pas tout, mais on a plus d'une demi-heure de retard, on devrait quand même y aller. »
Sandy : « Mouais. »
Ailie (faisant mine d'être en colère) : « Un peu d'enthousiasme. »
Sandy (agitant les bars dans tous les sens) : « Ouais, on va faire la fête! Youpi, youpi, joie, joie! »
Ailie (heureuse) : « Ben tu vois quand tu veux, mais arrête de bouger autant les bras où il vont croire que t'a mis les doigts dans la prise... »
Et elles se dirigèrent vers la porte d'entrée de chez Jordan.
Maison Peterson

Ben, le frère de Jordan, leur ouvrit.
Ben (exalté) : « Salut les nénettes ! »
Ailie (l'imitant) : « Salut le nain ! »
Ben (souriant) : « Tu sais que t'es une marrante toi ! Je comprends mieux pourquoi Jordan est accro à ce point. »
Ailie (s'impatientant) : « Bon tu nous laisses entrer ou il faut que j'appelle ton frère ? »
Ben (s'écartant de l'entrée) : « Ben allez-y entrez! »
Etrangement, il n'y avait pas grand monde, pour ne pas dire qu'il n'y avait personne. Ailie se dirigea vers la porte qui menait vers le salon et à peine l'eut elle ouverte qu'elle se retrouva assaillit par une dizaine de chauve-souris.
Ailie/Sandy : « Aaaaaaa ! »
Un rire se fit alors entendre et Jordan apparut et pris Ailie dans ses bras, il eut alors pour seule réponse un coup dans l'épaule.
Jordan (se frottant l'épaule) : « Aieuh ! Ca fait mal! »
Ailie : « Ca t'apprendra à me faire peur. »
Jordan (retentant de prendre sa petite amie dans ses bras) : « C'est Halloween ma chérie et ... (se tourne vers Sandy) Woaw, Sandy, t'es incroyable. »
Ailie (mécontente) : « Merci! »
Jordan (tentant de se rattraper) : « Mais toi aussi ma chérie tu es magnifique, comme toujours. »
Ailie : « C'est ca, essaye de te rattraper ! (Se tourna vers la salle, vide.) Et alors, ils sont où les autres ? »
En effet, il n'y avait personne d'autre dans le salon.
Jordan : « Ils arrivent dans une demi-heure. »
Ailie (admirative) : « Une heure de retard, je crois que j'ai trouvé mes maîtres. »
Jordan : « Non, ils seront à l'heure. »
Ailie (surprise) : « Mais je croyais que la fête avait lieu à vingt heure. »
Jordan (enjoué) : « Vingt heure pour toi, comme je sais que tu es toujours en retard, je t'ai donné rendez-vous une heure plus tôt pour être sûr que tu sois à l'heure. »
Ailie était abasourdie.
Sandy (regardant Jordan sous un angle nouveau) : « Bien joué ! (Après un instant de réflexion) Et merci!»
Ben : « Bon c'est bien gentil tout ça mais il nous reste une demi-heure avant le début de la fête, alors on fait quoi ? »
Jordan (haussant les épaules) : « On se plante devant la télé, quelle question ! »
Ils se jetèrent alors sur le canapé et regardèrent la télé.
Sandy (se tournant vers Ailie) : « Ca c'est une soirée comme je les aime. »
Ailie (plaisantant) : « Ca c'est une surprise. »
Jordan avait la zapette.
Jordan : « Alors ça c'est bizarre. »
En effet, il y avait la même chose sur toutes les chaînes.
Ailie (excédée) : « Bon, arrêtes de zapper, on a tous remarquer qu'il y avait la même chose sur toutes les chaînes, donc maintenant laisses nous écouter ce qu'il se passe. »
Présentateur : « Voilà maintenant douze heure que Jérémy Cooks s'est enfoui de la prison de haute sécurité dans laquelle il avait été envoyé après avoir été reconnu coupable d'homicide volontaire et de séquestrations sur une dizaine de personnes. Nous vous rappelons le numéro à appelez si jamais vous voyez cet individu. Il est conseillé de ne pas laisser les enfants sortir seuls et de vérifier que toutes les issues soient verrouillées. Soyez très prudents, cet homme est qualifié de très dangereux. »
Et ils pouvaient voir la photo de l'homme en question en plein écran. Les cheveux coupés court,; il avait un visage très fin, squelettique.
Ailie (un peu inquiète) : « C'est clair, il est effrayant ce mec. (Se tournant vers son petit ami.) Jordan, tu es sûr que c'est une bonne idée cette fête. »
Jordan (serein) : « Bien sûr, on sera toujours plus en sécurité à vingt que tous les quatre. »
Ailie : « Tu dois avoir raison.... Bon ( y’avais un espace) ils arrivent bientôt ? »
Jordan (regardant sa montre) : « Vingt-cinq minutes environ. »
Ailie : « Ah ouais, quand même. »
Ben (voulant la rassurer) : « Bon, de toute façon, qu'est-ce qu'il viendrait faire à Sausalito ... »
Présentateur : « D'après les autorités responsable de l'affaire, il se pourrait que Cooks se rende dans la région de San Francisco où il avait de la famille. »
Ben (inquiet) : « Bon, ben je ferai mieux de me taire. »
Ailie (morte d'angoisse) : « Bon alors, cette fois c'est officiel, je commence à avoir la trouille. »
Sandy, qui n'avait pas prononcé un mot depuis le début du reportage était devenue très pâle, et remuait légèrement sur le canapé.
Jordan (se voulant rassurant) : « On devrait vérifier que tout est bien verrouillé. »
Ben : « Ouais, allons-y. (Se tourne vers les deux amies.) Les filles restez là, ca ne sert à rien qu'on bouge tous. »
Ailie (toujours aussi inquiète) : « Ok, pas de problème. On continue de regarder les infos, au cas où ils auraient envie d'annoncer une bonne nouvelle. »
Les deux frères quittèrent la pièce. Ailie et Sandy se regardèrent un moment.
Ailie : « Ca va ? T'es toute pâlichonne. »
Sandy : « C'est cette histoire qui m'angoisse. »
Ailie : « Ne t'en faits pas, moi c'est pareil, mais tu sais les chances pour qu'il vienne à Sausalito sont minces, Ben a raison. »
Sandy (sceptique) : « Ouais, sans doute. »
Ailleurs dans la maison

Pendant ce temps là, les deux frères se trouvaient dans l'entrée où ils venaient tout juste de vérifier que la porte était bien fermée.
Jordan : « Bon, je vais vérifier les fenêtres qui se trouvent à l'étage, toi, pendant ce temps là, va regarder dans la cuisine. «
Ben : « Ca marche, à tout de suite. »
A l'étage
Jordan se trouvait dans la chambre de ses parents, en train de vérifier que la fenêtre était bien fermée quand la lumière s’éteignit
Dans le salon

Ailie et Sandy se regardaient, de plus en plus angoissées et de levèrent d'un bond. Ailie pris le bras de Sandy et l'entraîna vers l'entrée, au pied des escaliers qui mènent à l'étage. Ben s'y trouvait déjà.
Ailie (paniquée) : « Qu'est-ce qui se passe ? »
Ben (tout aussi angoissé) : « J'en sais rien du tout, ça doit être une panne généralisée. »
Jordan (descendant les escaliers) : « Et non frérot, tu as encore faux, les voisins sont éclairés. »
Ailie : « Je ne voudrais pas jouer la chochotte de service mais c'est pas bon signe ça, nan ? »
Jordan : « Je n'en sais rien du tout, c'est peut-être juste un hasard... Le plus important pour le moment c'est de trouver de quoi s'éclairer et aller voir les fusibles, si ca se trouve, c'est juste un plomb qui a sauté. »
Ben (un peu rassuré) : « Ouais, c'est vrai que ça nous est déjà arrivé. Bon pour les lampes torches je ne sais pas si on en a mais je suis certain d'avoir vu des bougies dans la cuisine. »
Jordan (retrouvant un peu son sourire) : « Cool. (S'adressant à son frère) Bon alors, vient on va chercher les bougies et on descend à la cave. (Se tourne vers les deux amies) Vous feriez mieux de rester là. »
Ailie (incrédule) : « Non, mais dis moi que je rêve, je ne viens pas de dire il y a, quoi, trente seconde que j’étais morte de trouille ? Et maintenant tu veux qu'on reste seules toutes les deux ! Pas question, on vient avec vous. »
Jordan : « Comme tu veux. Bon alors, allons-y. »
Et ils le suivirent dans la cuisine où lui et Ben cherchaient des bougies dans les tiroirs. Ben en trouva enfin.
Jordan : « Bon c'est parti. Je passe en premier, les filles vous me suivez, Ben tu fermes la marche. »
Ben (tentant de plaisanter) : « Oui, chef! »
Cave des Peterson

Ils venaient de descendre les marches et cherchaient le disjoncteur. Ailie le trouva et appela les autres, ne sachant pas comment l'appareil fonctionnait. Jordan fut le premier arrivé et il jeta un coup d'oeil à la machine.
Jordan : « Oui, c'est bien ce que je disais, ça a sauté. »
Ailie : « Et c'est dur à ... »
Avant qu'elle ait pu finir sa phrase, la lumière était revenue. En effet, Jordan avait actionné le petit interrupteur et tout était revenu à la normal. Le petit groupe se tourna pour se rendre dans les escaliers et se trouva face à un visage creux, hideux et sombre. Ils poussèrent tous un hurlement de terreur.
Ailie (quelques instants plus tard) : « Mais qu'est-ce que ça fout là ca ? »
Il s'agissait en fait d'un masque, posé sur un mannequin.
Ben (riant) : « Johnny!!! »
Ailie/Sandy (incrédules) : « Johnny ? »
Jordan (amusé) : « Ne cherchez pas les filles, c'est le masque qu'ils portaient à chaque halloween quand on était petit, il l'aimait tellement qu'il a finit par lui donner un nom. »
Ailie : « Bon, ben ca va, je ne sors pas avec le plus barge des frères Peterson! Enfin une bonne nouvelle dans cette journée de fou! Aieuh! Ca fait mal! »
En effet elle venait de se prendre un coup de Ben et ne trouva rien de mieux que de lui tirer la langue. C'était leur manière à eux de faire retomber la pression car même si personne n'avait osé l'avouer ils étaient tous effrayés.
Jordan (regardant sa montre) : « Bon, ben, on devrait remonter, il ne reste plus qu'un quart d'heure avant que les autres n'arrivent. »
Il n'eut pas à le répéter une seconde fois que les autres étaient déjà en train de monter les escaliers.
Jordan (tous seul dans la cave) : « Je vois que vous l'appréciez ma cave. »
Et il monta à son tour rejoindre le reste du groupe.
Cuisine des Peterson

Jordan : « Bon, alors... »
Il n'eut jamais l'occasion de finir sa phrase car il vit la même chose que les autres avant lui et plus aucun ne bougeaient.
Jordan (tentant de rester calme) : « Ben je croyais que tu devais fermer toutes le fenêtres. »
Ben : « Je l'ai fait, j'avais même vérifié une seconde fois. »
Jordan : « Bon, alors je propose qu'on reste groupés, bonne idée non ? »
Ailie/Sandy/Ben : « Approuvée. »
Sandy : « On devrait peut-être appeler la police. »
Jordan : « Alors qu'on est sûrs de rien, ils vont encore nous tomber dessus. Je vais déjà aller fermer la fenêtre et vous prenez tous ce que vous pouvez pour qu'on puisse se défendre au cas où. »
Ailie (paniquée) : « Tu crois pas que le mieux ce serait de ... se tirer d'ici ? »
Ben (réfléchi) : « Alors qu'on ne sait même pas si il y a quelque chose dans la maison et courir le risque en sortant de se faire chopper en plein milieu de la rue. Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je suis de l'avis de Jordan et puis on est quatre on pourra l'assumer à nous tous non ? »
Ailie (ahurie) : « Je ne suis pas Buffy et encore moins Jackie Chan alors tu oublies tout de suite, mon petit. »
Jordan (tentant de calmer les esprits et d'éviter une prise de tête) : « Bon, alors, on reste là ? »
Sandy : « Il faut faire quelque chose, et si on sortais par le jardin ? »
Ailie : « Bonne idée. »
Et elle courut vers le fond de la cuisine, vers la porte qui menait au jardin et tourna la poignée.
Ailie (se tournant vers les autres) : « C'est verrouillé. »
Ben : « Je le sais, c'est moi qui l'ai verrouillé pour que personne ne puisse entrer dans la maison. Les clés sont (pointe le petit boîtier, contre le mur, qui sert à ranger les clés et devient un peu pâle)... »
Ailie (affolée): «Quoi, elles sont où les clés? »
Ben (se rapprochant du mur) : « Je les avais posées là, j'en suis sûr. »
Ailie : « C'est pas drôle Ben. »
Ben (la regardant droit dans les yeux) : « Tu crois vraiment que j'irai faire de l'humour maintenant ? Je suis peut-être fou mais pas à ce point. »
Jordan : « Bon, mes clés sont dans ma chambre, on peut monter les chercher. »
Ben : « Non, c'est bon, je vais y aller tout seul. Vous vous devriez vous enfermer dans la cave. Dès que je les ai je toque deux longs et deux courts. »
Jordan : « Non, je ne veux pas que tu y aille seul, on va y aller tous ensemble. »
Ben : « Si tu veux mais tu sais que ce sera beaucoup plus long et puis on est sûrs de rien, on aurait l'air cons de paniquer pour rien. »
Sandy (plus blanche que jamais) : « Ben pour tout te dire, je préfère de loin être con que morte. »
Ailie : « Sur ce coup là, elle n’a pas tord. »
Ben (s'énervant un peu) : « Bon, écoutez, on est en train de perdre du temps pour rien, mais alors rien du tout, donc laissez-moi y aller, je reviens dans dix minutes, même pas. »
Jordan : « Bon d'accord mais fais attention quand même, s'il t'arrive quelque chose les parents vont m'arracher la tête et j'y tiens pas tellement. »
Ben : « Ca fait plaisir de voir à quel point tu tiens à moi grand frère. »
Ailie : « Bon, alors fais attention quand même. »
Ben : « Ne t'en fais pas, si jamais il m'arrive quelque chose même à New york, ils m'entendront hurler. »
Il avait tenté de dire cela dans un ton décontracté mais les autres n'étaient pas dupes, ils savaient qu'il était mort de trouille.
Chambre de Jordan

Ben cherchait partout sur le bureau de son frère, en pestant.
Ben : « C'est pas humain un bordel pareil! »
Trop occupé à chercher les clés, il ne voyait pas la silhouette s'approcher par derrière.
Cave des Peterson

Voix : « Aaaah! »
Jordan : « Ben ! »
Et sans ajouter quoi que ce soit, il se précipita vers l'étage et ouvrit la porte de la cave avec force. Ailie et Sandy n'hésitèrent pas une seconde à rejoindre Jordan et elles se hâtèrent de le suivre et en moins de deux minutes, ils se retrouvèrent au premier étage. Jordan se dirigea, déterminé vers sa chambre et ouvrit la porte à la volée, suivit de près par Sandy et Ailie. Tous trois se précipitèrent vers Ben, allongés sur le sol.
Ben (haletant) : « Faites attention, il est quelque part dans le coin. »
Ailie : « Allez, hop, on file. »
Sandy : « Tout de suite. »
Et ils aidèrent Ben à se relever et l'épaulèrent pour parcourir la distance qui les séparaient des escaliers. A peine avaient-ils descendu une marche qu'ils entendirent des bruits derrière eux. Ils tentèrent alors tant bien que mal d'accélérer l'allure mais à quatre dans les escaliers, la tâche n'était pas évidente.
Jordan : « Les filles, partez devant et appelez des secours, parce que là on n’avance pas. Filez! »
Les bruits se rapprochant, les filles ne discutèrent pas et descendirent les marches le plus vite possible. Une fois en bas, elles tournèrent la tête vers les garçons et virent le visage squelettique juste derrière eux.
Ailie/Sandy : « Attention!!! »
Jordan ne se retourna pas, sachant à l'avance ce qu'il verrait. A la place, il accéléra le mouvement. Malheureusement il ne fut pas assez rapide et l'homme parvint à attraper Ben mais celui-ci se débâtit et bouscula l'homme. Ils en profitèrent pour continuer à descendre les marches. Les filles avaient, elles reprirent de l'avance dans l'espoir de pouvoir sortir alerter les autorités étant donné qu'aucune d'elles n'avaient emmenées son portable car les costumes n'avaient pas prévue de places à cet effet. Une fois arrivée à l'entrée Sandy tourna frénétiquement la poignée mais n'arriva pas à ouvrir la porte.
Ailie (se souvenant) : « Ils ont tout fermés. »
Elles se regardèrent, paniquées et en entendant les bruits indistincts qui provenaient de l'étage elles s'affolèrent encore plus.
Ailie : « On se sépare, il faut trouver une sortie et appeler la police. »
Sandy, qui n'en menait pas large, n'eut pas l'occasion de répondre car d'autres bruits, plus proches se firent entendre. Elles échangèrent un regard et partirent dans des directions opposées. Ailie se dirigea vers la cuisine et c'est à ce moment là qu'elle se rappela la fenêtre ouverte de la cuisine. Elle se tapa le front et faillit retourner en arrière pour prévenir Sandy mais quand elle entendit de nouveaux cris, elle décida finalement de foncer trouver quelqu'un qui pourrait vraiment les aider. Elle se précipita donc vers la fenêtre et commença à grimper sur le comptoir de la cuisine en maudissant le seigneur de lui avoir donné des jambes aussi courtes. Elle avait enfin réussit à passer une jambe par la fenêtre quand elle aperçut le visage squelettique du tueur en série. Il se précipita alors vers elle et l'attrapa, la porta jusqu'à l'étage alors qu'elle essayait de se débattre tant bien que mal. Elle était dans une panique totale, les larmes coulaient sans même qu'elle ne s'en rende compte. Elle avait été amenée dans une chambre où la lumière était éteinte et dès qu'il la déposa au sol elle hurla de plus belle et lui donna de nombreux coups quand la lumière s'alluma. Elle mit un moment avant de réaliser que Ben et Jordan étaient assis sur le lit aux bords de la crise de rire.
Ailie (furieuse) : « Vous !!! Vous savez que ce genre de blague est nul et immature !!! »
Jordan : « Je n'y suis pour rien moi, je viens de découvrir l'arnaque il y a cinq minutes à peine. »
Flashback
Jordan venait de courir dans la chambre quand il vit le tueur et son frère assis tranquillement sur le lit à l'attendre. Son regard passa de l'un à l'autre et il comprit.
Jordan (se précipitant vers son frère) : « Toi ! Je te jure que je vais te tuer. »
Et il se précipita sur son frère et le rua de coup avec un coussin qu'il avait pris sur le lit, au bout de quelques minutes il se calma enfin.
Ben : « C'est toi qui m'a cherché en disant que j'étais nul pour les blagues. »
Ailie : « Mouais ! N'empêche que ca craint comme blague. »
Jordan : « Tout à fait d'accord avec toi. »
Il se rapprocha d'elle, la serra dans ses bras et lui embrassa le front. Ailie soupira d'aise.
Jordan : « N'empêche, j'aimerai bien savoir comment vous vous y êtes pris pour la vidéo. »
Ben : « Ca c'est grâce à mon pote Nate que voici. Il est à la fac d'audiovisuel. C'est un géni, il veut être réalisateur. »
Jordan : « Je suis sûr que c'est les films d'horreur ton créneau. »
Ben : « Non, les comédies romantiques. »
Jordan : « Ha, ha ha ! »
Nate : « Non, c'et vrai. »
Jordan : « Oh, ben pourquoi pas! »
Ben : « C'est pas tout, mais il faudrait aller chercher la belle Sandy. »
Nate (rêvassant) : « C'est vrai qu'elle est pas mal du tout. »
Ailie : « Comme toujours, moi on m'oublie. »
Jordan : « Mais non, tu sais bien que tu es la plus belle. »
Ben : « De toute façon moi je peux rien dire sinon je vais me faire tuer. »
Nate : « Bon ben je vais y aller moi. »
Et il redescendit. Les autres avaient éteint la lumière pour faire à Sandy le même coup qu'aux deux autres mais cette fois-ci Nate remonta seul, légèrement angoissé.
Nate : « On a un souci. »
Ben : « Elle a eut le temps d'appeler les secours ? C'est pas grave on leur expliquera. »
Nate: « Non, venez. »
Ailie fut la première à suivre Nate et elle commençait à s'inquiéter. Ils descendirent très vite au salon. Nate alluma la lumière.
Ailie : « Elle est où ? »
Nate : « Derrière le canapé. Elle est comme ça depuis tout à l'heure, j'ai essayé de lui parler mais elle a l'air un peu déconnectée. »
Ailie s'avança vers le canapé et regarda derrière. Elle en resta bouche bée. Sandy était recroquevillée et se tenait les genoux. Des larmes coulaient le long de ses joues. Elle se balançait d'avant en arrière.
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